Rugby
"En toute chose il faut savoir raison garder" telle pourrait être la morale de cette campagne néo-zélandaise où sur l’ensemble du tournoi la Nouvelle Zélande méritait le titre, mais sur le match de la finale c’est la France qui aurait dû gagner. Durant ces deux mois tout a été excessif : du comportement des journalistes à la réaction de Marc Liévremont, mais le français est ainsi constitué qu’il brûle rapidement ce qu’il a adoré et vice versa. Dans le fond de leurs cœurs tous les français espéraient l’exploit qui a été touché d’une manche de maillot. Le témoignage de la foule qui a accueilli à Orly les joueurs qui composent notre équipe nationale où l’on a aperçu un Morgan Parra "salement amoché" montre bien que moralement ils ont remporté une grande victoire. Qu’est-ce qu’un petit point quand on gagne l’admiration et l’estime de tout le peuple du rugby et au delà, la finale ayant été suivie par plus de 15 millions de téléspectateurs ? C’est vrai que nos joueurs se sont presque péniblement qualifiés après avoir assuré non sans mal 10 points au bout de 2 matchs et la machine s’est déréglée face au Blacks, mais n’était ce pas prévu en poule ? Le redémarrage face au Tonga a été très laborieux et le résultat de cette trouille immense a été de ressouder le groupe qui a trouvé un nouvel élan pour affronter la phase finale. Les anglais, l’ennemi héréditaire en rugby, ont fait les frais de ce réveil dès les quarts de finale. Que peut on dire de la demi-finale où des Gallois rayonnant en poule ont eux aussi perdu d’un petit point face à la France. Difficile à avaler pour les Gallois, ce carton rouge que dans un réflexe d’arbitre Monsieur Rolland a sorti pour ensuite effectuer un arbitrage en demi teinte, mais la France a tenu bon. Notre équipe et son encadrement sont rentrés auréolés d’une victoire morale et c’est peut être la plus belle victoire et laissons les néozélandais manipuler l’objet.
Le vrai problème qu’a montré cette Coupe du Monde, c’est que l’arbitre est faillible et que d’une moitié de terrain à l’autre, on peut arbitrer différemment, sans que ce soit prémédité, du fait de la pression. On dit souvent que l’enjeu tue le jeu, mais dans cette finale l’enjeu a tué l’arbitre car vu le nombre de critiques et l’opprobre qui se sont abattues sur son nom, cela va laisser des traces et le nom de Joubert n’est plus en sainteté en France. Que ce soit au football ou au rugby l’arbitrage est souvent l’objet de critique, mais il existe des sports où les problèmes d’arbitrage ne sont jamais ou rarement évoqués comme dans le Handball et le Basketball car il y a deux arbitres de champ. Pourquoi ne pas l’envisager ?

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