Bordeaux

Retour de la plaque à la mémoire de Joseph Brunet

Lors de la réfection de la façade du Bar de la Marine en 2011, elle avait été écornée, suite à cela elle avait été soigneusement démontée et conservée. Remise entre les mains expertes de Régis Pedros qui lui a redonné toute sa jeunesse elle a été réinstallée à sa place d’origine.

Cette plaque commémorative a été remise en place au-dessus de la porte du 28 bis de la rue Achard exactement 79 ans après la date du 24 octobre 1941, ce jour de 1941 où s’est déroulée la première fusillade massive par l’occupant allemand à Bordeaux au camp de Souge, première exécution massive dont a fait partie Joseph Brunet en tant que numéro 49 de la liste, parmi les cinquante otages désignés à être fusillés en réponse à l’assassinat du conseiller Reimers à Bordeaux par Pierre Rebière et celui du Feldkommandant Karl Hotz à Nantes. Il avait été désigné car militant du parti communiste intelligent et cultivé très en vue sur Bordeaux et sa périphérie, les autorités issus de la collaboration en place à cette époque ne l’aimaient guère. Il faisait parti de la rafle des 148 communistes du 22 novembre 1940 et interné au camp de Mérignac, il a donc été choisi comme N° 49 de cette liste d’otages sous le seul motif d’être militant communiste. C’est ainsi qu’il a trouvé la mort avec quatre compagnons de la SNCASO, devenue aujourd’hui l’Aérospatiale par mutations et regroupements successifs en passant par Sud Aviation. Ce n’est que le 12 octobre 1945 que Joseph Brunet a été déclaré mort pour la France et que la rue située dans le prolongement de la rue Achard après l’intersection avec le boulevard Brandenburg porte maintenant son nom après avoir porté le nom de la rue de la Palu, rue dans laquelle se situe la salle du Point du Jour.

Devant la plaque dévoilée de droite à gauche Georges Gili, Dominique David, Vincent Maurin, Frédéric Coiffé, Jean Lavie, Jean-Jacques Bordes

Lors de cette remise en place de la plaque, une manifestation a rassemblé un certain nombre de personnalités sous l’autorité du maire de quartier Vincent Maurin et de la député de la première circonscription Dominique David qui ont dévoilé la plaque de concert. C’est donc Frédéric Coiffé, co-propriétaire des murs du Bar de la Marine avec Béatrice Aspart venue du Lot-et-Garonne pour l’occasion qui ont reçu tout les présents dans ce jardin atypique du lieu où se sont déroulés les prises de parole en commençant par Jean Lavie, Président du Souvenir des fusillés de Souge qui a parlé de l’homme Joseph Brunet, puis l’ordre des intervenants étant réglé par Jeanine Brocace, Présidente de Vie et Travail, elle a passé la parole à Georges Gili qui a parlé de l’ouvrier de la SNCASO. C’est ensuite Jean-Jacques Bordes, de la section Locale du PCF qui a parlé du militant politique puis il a laissé la place à la députée Dominique David et Vincent Maurin, le nouveau maire du vaste quartier Bordeaux Maritime qui ont prononcé chacun quelques mots sur le sujet. Avant de passer au verre de l’amitié offert par le Bar de la Marine un moment de culture a été offert aux participants avec des textes lus et l’écoute d’une très belle interprétation du Chant des Partisans. Vincent Maurin a aussi présenté les excuses du Conseiller Départemental Philippe Dorthe, retenu par sa charge sur une occupation différente. Claude Mellier et Olivier Escot sont arrivés légèrement en retard retenus par ailleurs.

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur et rédacteur en chef de Bordeaux Gazette


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