Bordeaux

MUSE, taille XXL au Matmut Atlantique.

Quatre ans après un passage remarqué dans ce même stade du Matmut Atlantique, les britanniques de Muse étaient de retour pour une nouvelle tournée des stades en France. Après Lyon et avant Nancy, Paris, Marseille, Matthew, Christopher, et Dominic ont joué devant plus de 36 000 spectateurs tous voués à la cause de la nouvelle tournée « Will of the People World ».



Un concert qui affichait complet depuis plusieurs semaines et qui était attendu de toute une communauté, tant le groupe voulait faire de cette tournée un évènement avec flammes, confettis, lumières, tubes, show, et un masque géant sur scène. Comme dirait l’autre : « Il y a ceux qui y étaient…et les autres ». Et effectivement les chanceux présents se souviendront longtemps de ce passage remarqué où ont pu retentir avec un très très bon son (on sait que ce n’est pas tout le temps le cas dans les stades), les titres du dernier album comme « Will of the People », « Compliance » et « We are the fucking fucked », dans des nuages de flammes, des miroirs géants qui descendaient du plafond, un stade illuminé par les flashs des téléphones sur le titre « Verona », et le masque géant articulé qui servait également d’écran.

Un show enflammé

Le masque a même était remplacé en fin de concert par un autre décor à cornes ce coup-ci, juste avant que le public n’offre aux membres du groupe, la prouesse du tout premier tifo numérique sur un concert de Muse. Imaginez vous, dans les tribunes, Muse écrit à l’aide de lumières blanches et colorées, écrit alternativement dans les tribunes basses, puis hautes, puis dans les deux alternativement. Un moment juste spectaculaire qui n’a pas laissé insensible Matthew Bellamy applaudissant la prouesse et le spectacle.

Une avancée de scène de quarante mètres

Si le dernier opus (9ème album studio) est très bon avec un retour aux sources « rock » sur certaines chansons, le public est entré en fusion sur les morceaux les plus connus tels que « Psycho », « Supermassive Black Hole », mais surtout « Plug in Baby », « Starlight », et le morceau final « Knights of Cydonia ».
Dans un concert de plus de 2h, avec 25 titres joués ( dont 7 issus du dernier opus), le moins que l’on puisse dire c’est que le public en a eu pour son argent, même si on pourra regretter cependant l’absence des titres comme « Mercy », « New Born », « Follow me », « Pressure », ou même ne serait-ce qu’un seul morceau du tout premier album « Showbiz ». Mais comment faire un concert de 2h avec autant de morceaux qui sont des tubes ? Un concert de 3h peut-être, et nul doute que le public serait ravi.

On enlève le masque

Il est bien loin le temps où le groupe britannique jouait dans un Krakatoa à Mérignac qui avait du mal à vendre les places, une Médoquine de Talence avec un son moyen, où encore une patinoire Mériadeck peu adaptée aux concerts, mais le groupe est devenu tellement mondial qu’il ne peut « surement » plus se permettre de jouer dans des espaces aussi petits.
Le groupe qui fêtera ses 30 ans de scène en 2024 assure que ce n’est pas terminé et qu’ils ont encore un long chemin devant eux et c’est tant mieux car devenu comme une drogue pour beaucoup, la musique de Muse, les concerts, et la scénographie font que tous les spectateurs sont sortis du stade avec cette même phrase : « Vivement le prochain ».

One Ok Rock

En premières parties, ce sont les japonais « One Ok Rock » et les anglais de « Royal Blood » qui ont assuré des concerts vraiment excellents. Les japonais ont vraiment illuminé un stade qui ne les connaissait pas pour la plupart avec un rock étincelant, vivant, et très très bien rodé. Tandis que le groupe Royal Blood a partagé le public entre celles et ceux qui ont adoré et les déçus, surement bien trop pressés d’attendre le passage de Muse. Il a noté que c’est quand même une sensation d’avoir deux groupes de cet envergure en première partie…

Royal Blood

Seul point noir de la soirée et il est de talle, la logistique autour du concert, avec un parking payant pour beaucoup de spectateurs pas au courant, et surtout l’absence totale de tram à la sortie du stade. La ville avait prévu une mise en place de bus et navette mais force est de constater, pas du tout au point, et qui a obligé certains spectateurs à attendre près d’une heure avant de pouvoir quitter les abords du stade. Pour la petite histoire c’est en fait une alerte "bagage abandonné" sur la ligne B qui a coincé le système.
Muse à Bordeaux, c’est une histoire d’amour, alors espérons qu’elle durera dans le temps et que le groupe britannique reposera ses valises en Gironde lors d’une prochaine tournée.

Un public en folie

Et vous ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ecrit par Loïc Cousin

Chez Bordeaux Gazette depuis 2016, j’assure essentiellement la couverture des concerts/spectacles/festivals sur la région Nouvelle-Aquitaine, et également la couverture d’évènements sportifs. Je m’occupe de la rédaction des articles, illustrés de mes photographies. Je travaille à côté comme photographe Freelance auprès des productions, agences, clubs de sport, fédération, presses et médias.


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