Bordeaux

Bordeaux a mis un peu d’eau dans son fête le vin.

De l’avis unanime des officiels présents lors de l’inauguration de ce Bordeaux Fête le Vin, Bordeaux avait besoin de retrouver le chemin de la fête, espace qui a été déroulée entre la Maison Ecocitoyenne et au delà de la Bourse Maritime pour cette édition.

Bordeaux Fête le Vin a un peu plus pris ses aises sur les quais pour pouvoir un peu mieux respirer surtout en empruntant la totalité de la partie prairie des quais où sont implantés de nombreux stands, repoussant l’implantation de la route des vins au delà de l’entrée à la hauteur de la Bourse Maritime. Le périmètre était entièrement fermé protégé et contrôlé, l’organisation ayant mis en place une sécurité maximum pour la tranquillité des visiteurs qui durant ces quatre jours se sont rendus sur place pour renouer avec une tradition inaugurée en 1998, année chère au cœur des passionnés de football. La forme a changé avec l’atomisation de la présence de la ville invitée entre essentiellement deux pôles : la nourriture et la bande dessinée sans plus, vision un plus que réductrice de Bruxelles dans une forme de "Drink Bordeaux, Eat Brussels", un peu surprenant face à la stratégie du pavillon qui mettait en valeur de manière très évidente l’ensemble d’une ville dans tous ses aspects. A moins que ne s’installe un partenariat permanent entre Bruxelles et Bordeaux permettant de découvrir réellement ce qu’est Bruxelles sur la durée, ville qui est incomparable d’intérêts avec tous ses musée dont trois nouveaux vont être créé comme l’a précisé l’édile Bruxelloise Rudy Vevoort Ministre-Président de la région de Bruxelles-capitale présent pour l’inauguration. Il a ainsi évoqué la création du Musée du Chat et de la bande dessinée réalisé en partenariat avec Philippe Geluck, un Musée d’Art Moderne et Contemporain en partenariat avec le Centre Georges Pompidou et Le Musée de la Bière qui prendra place dans l’ancienne Bourse de Bruxelles, pas une vue de Bruxelles-capitale à se mettre sous la dent alors qu’il y a tant de choses à voir.

Alain Rousset, Fabienne Buccio, Bernard Farges, Rudy Vevoort, Wiame Benyachou, Brigitte Bloch et Pierre Hurmic

Cette inauguration a été l’occasion de souligner la fragilité de l’activité viticole face aux sautes d’humeur du climat comme cela s’est produit dans la région bordelaise et particulièrement l’épisode de grêle qui a ravagé Saint Médard en Jalles, épisode qui a été évoqué par tous les intervenants de cette inauguration de Pierre Hurmic à Alain Rousset en passant par Bernard Farges, la préfète d’Aquitaine Fabienne Buccio ainsi que Wiame Benyachou qui représentait le département. Le maire de Bordeaux a souligné qu’il fallait soutenir les viticulteurs face à ce violent aléas climatique ou l’agglomération bordelaise a pu découvrir ce que c’était qu’un orage de grêle qui a beaucoup fait souffrir les toitures. Brigitte Bloch a souligné le côté écologique de la manifestation avec toutes ces structures en bois, bois qui est destiné à être réutilisé et l’organisation globale ou tout est récupéré jusqu’aux mégots pour être traités. La représentante de Jean-Luc Gleyse a aussi souligné l’aide qu’apporte le département pour faire évoluer la viticulture vers des pratiques plus vertueuses et l’effort de mise en valeur du moteur de l’œnotourisme. Alain Rousset pour sa part à souligner que les pouvoirs publics ne tiendraient pas le coup dans l’indemnisation dans l’indemnisation des aléas climatique en faisant allusion au recent épisode bordelais. La préfète arrivée en 2019 et qui avait déjà connue une édition s’est dite heureuse de cette reprise, tout en faisant état de ses premiers contacts rugueux avec la viticulture.

Yakari était là

Si les deux premiers jours ont bénéficié du soleil entrecoupé de quelques averses, le samedi a été peu convivial météorologiquement parlant mais le dimanche n’a pas été trop cruel car même si le soleil était plutôt absent la pluie s’est peu manifestée. Les expositions devant donner de l’ampleur à la manifestation avait un côté un peu esseulé aussi bien pour les images de la vigne que dans les oeuvres d’Abram qui étaient fort intéressantes à découvrir avec leur style si particulier à la fois dense et austère laissant pointer un peu de légèreté dans le dessin malgré tout, une vraie découverte pour le public bordelais d’un artiste local en la personne d’André Abram. On a bien senti que cette édition nouvelle remodelé avait besoin d’une mise en route nécessaire pour ouvrir la voie à un Bordeaux Fête le vin différent certes plus aéré mais auquel il faudra s’habituer tant sa configuration tranche avec celle d’avant qui semblait plus roborative et plus dense car on a senti comme quelque chose de maigrelet sur ce long parcours qui se terminait au contact de l’Ibïa Café avec l’espace Corrézien. On a bien senti cette volonté essentiellement touristique à travers la promotion des départements de l’Aquitaine en général allant même au delà avec le Midi Toulousain. Ce Bordeaux Fête le vin a surtout eu le mérite de reconnecter Bordeaux avec la fête et il n’est pas question de douter que cette nouvelle manifestation évoluera car le challenge était redoutable de retrouver une nouvelle formule après Covid, difficile à mettre en place enfermée dans des contraintes écologiques et durables. On ne peut que regretter l’image très minimaliste donnée de Bruxelles en faisant du "Drink Bordeaux, Eat Bruxelles" voire "Eat Corrèze" et l’absence du ballon du chat mais Yakari était là.

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur de Bordeaux Gazette


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