Bordeaux

Masque obligatoire sur le marché des quais de Bordeaux Chartrons

Avec l’allégement du confinement la vie reprend son cours mais avec des consignes strictes pour éviter la propagation du virus qui n’a pas disparu, loin de là.

C’est l’article 2 de l’arrêté 202007921 du 7 mai 2020 qui aux vues des considérants stipule : A partir du 1 mai 2020 et jusqu’au 24 juillet 2020 le port d’un dispositif de protection buccal et nasal tel que le masque en tissu ou de type chirurgical, pour toute personne âgée de 11 ans et plus, est obligatoire sur tous les marchés de plein air et couverts. Dans l’article 3 du même arrêté figure un certain nombre de mesures d’organisation, de flux, de contrôle à l’entrée, d’hygiène et d’obligations pour les commerçants qui fixent des règles pour la tenue d’un marché de plein air tel que celui du marché des quais de Bordeaux Chartrons. En conséquence le dit marché est entièrement clos à l’aide de barrières qui délimitent une surface bien isolée, dotée de seulement deux entrées et deux sorties pour avoir une meilleure gestion des flux en nombre pour ne pas surcharger l’espace pour pouvoir maintenir la distance minimale entre les chalands et éviter toute promiscuité dans l’enceinte déterminée.

Distance minimum entre deux personnes de un mètre cinquante et on ne se sert pas soi même

Les entrées et les sorties se situent à hauteur de la rue Latour et du cours de la Martinique et les fonctions sont inversées car si face à la rue Latour l’entrée est côté rue, la sortie est côté fleuve alors qu’inversement à la hauteur du cours de la Martinique l’entrée est côté fleuve et la sortie côté rue. Cela donne implicitement un sens de cheminement dans ce marché historique installé le long des quais et qui s’est un moment nommé "marché du Colbert" avant que le dit Colbert alors présent ne finisse au désamiantage à Bassens. C’est sous le soleil que le marché des quais Bordeaux Chartrons a rouvert en ce dimanche 17 mai au matin avec un vrai air de printemps après l’épisode des Saints de glace et des fortes précipitations du début de la semaine passée qui a vu les routes du département submergées et coupées pendant plusieurs jours. C’est vrai que l’ambiance avait quelque chose de guilleret malgré la contrainte de cette période où l’on espère que le beau temps va aider à la disparition du virus, si cela est possible.

Entrée côté quai à la hauteur du cours de la Martinique

Si le plus grand marché de Bordeaux intra-muros a repris vie l’un des plus petits de Bordeaux a lui aussi repris force et vigueur et il s’agit de celui de la place René Maran à Bacalan qui ne compte en tout et pour tout que quatre étals mais qui est assidûment suivi par la population du quartier. Bien sûr il existe aussi un marché place Buscaillet tous les vendredis mais les marchés du dimanche restent des marchés particuliers. Place Maran, on retrouve une marchande d’huîtres, une jeune marchande de fleurs, un camion rôtisserie qui délivre de très beaux poulets rôtis à la broche et un marchand de fruit et légumes, le tout installé à proximité de la boulangerie de la place. Certes tout le monde n’était pas équipé de masques pour ce premier matin mais la distance barrière de un mètre cinquante était très correctement respectée et en ce qui concerne les fruits et légumes deux personnes servaient à la demande des clients afin que nul ne touche aux produits de l’étal dont les couleurs scintillaient sous le soleil revenu pour le plus grand plaisir des habitants du quartier du cœur de Bacalan.

Le micro marché de la place Maran avec la boulangerie au fond

C’est un soulagement général que cet allègement du confinement mais il ne faudrait pas trop vite clamer victoire car on voit bien que des "clusters" prennent naissance dans cette zone verte de la carte de France qui en fait ne veut pas dire grand chose, sinon qu’elle sert à pénaliser quatre régions en rouge qui ont sûrement autant besoin de respirer que les autres. Cette pandémie a pris tout le monde tellement de court que depuis le début il s’est dit à peu près tout et son contraire et surtout que cela ne nous atteindrait pas, on peut aujourd’hui mesurer l’ineptie de cette assertion ministérielle. On voit quand même dans cette histoire la pugnacité de Nicolas Florian qui avait très bien compris l’intérêt du port du masque dès le début de l’événement et qui, empêché par le ministre de l’Intérieur montrant l’ineptie de la centralisation, s’organise pour imposer le port du masque le plus possible dans toutes les zones de fortes densités comme la rue Sainte Catherine et la rue Porte Dijeaux comme il est recommandé partout dans l’espace public à Bordeaux alors que les Grandes Surfaces ne l’imposent pas.

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur et rédacteur en chef de Bordeaux Gazette


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