Cestas

Coup de jeune sur la conserverie bordelaise

Ils sont deux, amis de longues années depuis les bancs de la faculté, ils ont décidé de reprendre la prestigieuse marque bordelaise Henri Piquet créée en 1933 pour lui redonner son lustre et en faire une jeune centenaire.

Guillaume Coiffe et Jérémy Strohner viennent de racheter à Marianne Dumeau petite fille du fondateur, exactement en mars 2018, cette PME artisanale et familiale qui s’est appelée un instant "La truffe d’argent" avant de devenir les "Conserves fines Henri Piquet", nom qu’elle porte toujours. Rachat qui au delà de leur passion pour la région va leur permettre de la rajeunir et de la développer alors que son chiffre d’affaires avait tendance à péricliter depuis une ou deux années. Épicuriens et gastronomes très amoureux de leur région dans laquelle ils ont voulu revenir alors que leurs parcours professionnels les avaient conduit sous d’autres cieux, l’appel du pâté de leur jeunesse qu’ils dégustaient en pique-nique les a réunis autour de ce produit à l’étiquette jaune fluo qui a fait son succès mais pas que car c’est ce qu’il y a dans les pots en verre et le fumet incomparable d’une recette toujours d’actualité malgré son âge. Entre les deux protagonistes de cette reprise, les tâches sont bien réparties, à Guillaume les achats, la qualité et la logistique et à Jeremy, ex-directeur marketing chez Heineken qui lui gère le packaging, le renouvellement de l’identité visuelle et la commercialisation. Le produit présent en grande et moyenne surface n’a pas pour objectif d’inonder le marcher français mais de rester un produit local dont les ingrédients restent des produits de fournisseurs locaux avec ce côté produit traditionnel bien affirmé et implanté que l’on trouve facilement dans sa région d’origine dans toute bonne adresse à proximité.

Quelques verrines à l’étiquette jaune fluo

Le produit phare reste le pâté avec ses déclinaisons pâté de campagne, pâtée au piment d’Espelette, pâté piquant au poivre vert et les frittons de canard. En ce qui concerne les pâtés, ils sont aussi déclinés en label bio avec bien sur des ingrédients provenant de la filière bio judicieusement choisis chez des fournisseurs avec lesquels Guillaume s’est longuement entretenu au cours de la reprise pour conserver les plus fiables dans la production bio. L’enjeu d’image est important car le pâté a été un peu délaissé ces dernières années et pour nos deux compères, il s’agit de lui restituer ses lettres de noblesses. Vous savez ou vous ne savez pas cette verrine qu’on ouvre de bon matin avec un petit coup de blanc ou de rouge quand on est parti de très bonne heure pour aller taquiner le goujon. Cette verrine qu’on ouvre à dix sept heures histoire de combler un petit creux avec une lichette de rosé ou ce petit copain d’apéro pour ne pas rester le ventre vide pour accompagner un petit Lillet, lui aussi invention du terroir, voire une petite entrée d’un bon repas pour se mettre en appétit, sinon accompagner quelques huîtres au bord du Bassin. On peut accommoder le pâté à toute heure de la journée et à toute occasion. Installée à Cestas la conserverie s’est dotée d’un petit magasin où l’on peut venir faire ses achats le lundi et mercredi après-midi. Fortement investis dans la préservation de l’identité de l’entreprise et de son nom, Guillaume et Jérémy conscients que le renouveau de la marque passe par le patriotisme gastronomique aquitano-bordelais, qu’il faut réactiver avec des marques incontournables et issus du terroir.

Ecrit par Bernard Lamarque


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