Bordeaux
Alain Juppé n’aura laissé que quelques miettes à ses opposants avec plus de 60% au premier tour de cette municipale 2014. Son challenger socialiste a pratiquement tout perdu dans cette bataille avec la présidence de la CUB qui devrait basculer. Tout ce qui était marqué du sceau du gouvernement ou du parti a payé le prix fort. Le premier parti de France reste cependant les abstentionnistes avec près de 38% de non votants.
Dès les premières minutes du dépouillement on a vu les votes Juppé s’envoler et les votes Feltesse marquer le pas. Tout le monde a bien compris que l’affaire était classée et la seule question qui demeurait était combien au premier tour, les supputations sont allées bon train jusqu’au résultat final.
Pour Alain Juppé c’est une élection de maréchal avec jusqu’à 71% de voix sur Caudéran, sûrement que Pierre Lothaire se félicite d’une telle réussite. Sur cette élection tous les cantons sont "Juppéistes" sauf le 6ème canton, celui de Jacques Respaud ou Alain Juppé n’a pas obtenu la majorité absolue, une maigre consolation pour Jacques Respaud qui aurait peut être pu faire un bon candidat. Il semble bien que la stratégie du "pousse toi de là que je m’y mette" ait laissé quelques traces dans un parti socialiste décimé sur la CUB au soir de ce premier tour. Ludovic Freygefond qui n’a pas démérité paie le prix fort de "l’effet Hollande" en tant que premier secrétaire du PS girondin qui le voit passer par la fenêtre dès le premier tour. Un autre nom symbole qui passe à la trappe c’est celui de Madrelle à Carbon Blanc et il n’est pas sûr que la candidature de Michèle Delaunay n’ait pas plombé celle de Vincent Feltesse. Le 3 ème canton qu’elle avait conservé de haute lutte lors des dernières cantonales donne 67% de voix à Alain Juppé et même le 1er canton traditionnellement ancré à gauche donne 57% de voix à Juppé. Tout ceci montre bien que dans cette histoire on est sur une hyper personnalisation du scrutin qui permet à la majorité sortante de rentrer deux conseillers de plus.
On peut regretter aussi l’éviction de Vincent Maurin du conseil municipal qui crédité de 7% au départ se retrouve en dessous de l’étiage nécessaire pour s’asseoir au Palais Rohan et peut être que là aussi Philippe Poutou ou Fanny Quandalle voire Yves Simone n’y sont pas pour rien et Bacalan se sent orphelin, du coup c’est le FN qui revient avec 2 sièges. Le paradoxe est bien là, une ville qui donne une large majorité à François Hollande en 2012, plébiscite en 2014 un homme qui pourrait bien être son adversaire aux prochaines présidentielles.

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