Pour savoir ce qu’on met dans nos estomacs
Projet collaboratif, l’application Open Food Facts vous permet de tout savoir d’un produit alimentaire grâce à une base de données mondiale et open source. En un « scan » de code-barre, avec votre smartphone, elle permet de décrypter le contenu parfois sibyllin des étiquettes et de signaler au moyen d’un système de notation de A à E la qualité des produits en question.
Plus les scandales agro-alimentaires et autres révélations sordides sont portées à la connaissance du grand public, plus la défiance croît chez les consommateurs qui, conscients de la tromperie marchande (dont l’envergure est prodigieuse, ainsi que le révèle un ingénieur de l’agro-alimentaire), demandent une information transparente. Si le meilleur moyen reste de bouder la grande distribution au profit d’une alimentation locale et biologique, il existe une demande des consommateurs pour plus de transparence sur les éléments contenus dans les produits industriels.
C’est de cette demande qu’est née l’application Open Food Facts, projet collaboratif visant à constituer à l’échelle mondiale une banque de données sur tous les produits alimentaires. Celle-ci s’est basée sur un système de notation établi par le Professeur Serge Hercberg, directeur de recherche à l’Inserm et professeur de nutrition à l’université de médecine Paris-XIII. Dans le rapport qu’il a remis en janvier 2014 à Mme le Ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, il propose une analyse du contenu des produits (graisses saturées, sucres simples, sel et calories) mettant en relation alimentation, état nutritionnel et santé. Elle donne lieu à une note correspondant à une lettre et une couleur. Il y en a cinq : A vert (favorable), B jaune, C orange, D fuchsia, puis E rouge (défavorable).



Sur le même sujet
Alimentation et performance : la nutrition, pilier invisible du sport professionnel
À Bordeaux, le festival Hors Jeu / En Jeu prépare son avenir
À Pessac, 87 millions d’euros pour réunir les laboratoires du CHU de Bordeaux
Pure Salmon au Verdon : la préfète autorise le projet
Incendie en Gironde : 42 000 hectares brûlés et 220 000 personnes évacuées
À Bordeaux, la canicule relance le débat sur les écoles trop chaudes