Un arrêté fort peu écologique
L’abattage des 1 430 renards en Seine-Maritime, d’ici à décembre 2020, en plus de ceux tués par les chasseurs tout au long de l’année a été décidé par arrêté préfectoral. Cet arrêté va à l’encontre de la majorité des avis exprimés au cours de la consultation publique concernant le motif, et les motifs invoqués pour justifier de sa publication n’ont pas de base solide. La préfecture oublie l’essentiel : faire disparaître les renards est non seulement un drame pour eux-mêmes, mais aussi une catastrophe écologique et sanitaire. Le préfet soutient qu’il est nécessaire de tuer des renards pour réduire le risque de transmission des maladies dont ils peuvent être porteurs, serait-on prêt prêt à appliquer le même principe pour le coronavirus ? Or, une étude de l’Office Français de la Biodiversité de 2016 conclut que les campagnes de « destruction » ne diminuent pas les risques de transmission à l’humain ; celles-ci sont même susceptibles d’augmenter la prévalence de la maladie parmi les renards, en éliminant des animaux sains et en accentuant les phénomènes de migration. Plus les renards sont chassés, plus ils tombent malades ! Or, une étude de l’Office Français de la Biodiversité de 2016 conclut que les campagnes de « destruction » ne diminuent pas les risques de transmission à l’humain ; celles-ci sont même susceptibles d’augmenter la prévalence de la maladie parmi les renards, en éliminant des animaux sains et en accentuant les phénomènes de migration. Le code de l’environnement demande une « prise en considération des observations et propositions déposées par le public » et d’indiquer dans le document de synthèse « celles dont il a été tenu compte »... L’écologie n’a pas pénétré le cerveau de ce grand dadais de serviteur de l’état.



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