Bordeaux

Place Gambetta : Provocation ou maladresse

A moins que ce ne soit qu’une forme d’allégeance aux décisions antérieures qui ne relèvent pas directement de son choix pour bien marquer "d’un pavé dans la mare" qu’il conserve un cap qu’il n’a pas lui même fixé.

Cette pose d’un premier pavé a quelque chose de dérisoire et mesquin dans la mesure ou il ne s’intègre pas directement dans la place mais dans sa périphérie, c’est l’onction du pavé pour le secteur Gambetta quel que soit l’endroit où l’on se place, alors que tout Bordeaux manque terriblement de couverture verte surtout dans le centre où l’on a seulement conservé quelques sujets alibis comme celui du cours de l’Intendance. La démarche est d’autant plus maladroite que l’on est en pleine période de pic de canicule et que tous les médias rapportent la nécessité d’endroits frais et ombragés, jusqu’au gouvernement qui distille des mesures de précautions dans cette période calamiteuse sauf pour les marchands de glace mais terriblement néfaste pour les asthmatiques et qui voit la pollution très fortement augmenter avec la chaleur que favorisent pavé et béton. Et puis était-ce bien nécessaire de poser un premier pavé après la polémique suscitée par l’abattage des marronniers dans laquelle, Nicolas Florian n’avait jamais était impliqué car seul Alain Juppé était visé dans cette histoire. Nicolas Florian ne se serait-il pas tiré une balle écologique dans le pied dans cette période de près campagne électorale ?

Sur fond de polémique

Une administrée s’est chargée en aparté de lui fournir son point de vue qui a eu l’air d’un peu l’agacer et l’association "Aux arbres citoyens" très présente pour cette manifestation n’a pas manqué de dispenser des messages qu’ils soient parlés ou musicaux peu favorables à cette politique minérale imposée au centre ville après l’avoir imposée aux quais et un peu partout. On serait en droit de se demander quand est-ce qu’on pave les Quinconces, mais cela n’ira pas forcément jusque là ou du moins, on peut l’espérer, bien que le parc des allées de Chartres soit déjà sous le bitume. Bien sûr il y a toujours l’argument que l’on replante des arbres mais Bordeaux aura les pieds dans l’eau le jour où ils fourniront une canopée acceptable. On voit bien dans les épisodes cévenols que tous les efforts d’aménagements hydrauliques ne servent pas à grand chose quand la nature se déchaîne, on est en train de vivre une période de déchaînement thermique et ce type de manifestation va se multiplier que ce soit dans un sens ou dans un autre. Dans le cas de déchaînement hydraulique avec des sols qui n’acceptent aucun ressuyage on ira de plus en plus vers des inondations de rues, de caves, de sous-sol et les parkings souterrains ne seront pas les victimes du feu mais bien de l’eau.

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur et rédacteur en chef de Bordeaux Gazette


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