Bordeaux

Nicolas Florian officiellement maire de Bordeaux

Même si depuis l’annonce du départ d’Alain Juppé pour le Conseil Constitutionnel, Nicolas Florian supportait la charge de numéro un il n’en n’avait pas le titre mais depuis Jeudi matin c’est fait.

Si dès huit heures trente les visiteurs se massaient rue Montbazon pour pouvoir être dans les premiers entré(e)s pour assister à ce conseil Municipal exceptionnel pour pourvoir au remplacement d’Alain Juppé, cela s’agitait fort côté cour de la mairie. C’est le doyen d’âge comme dans ces circonstances qui prenait le fauteuil du maire pour procéder à la lecture des articles ouvrant le vote à la succession d’Alain Juppé et l’affaire a été rondement menée car dès avant neuf heures trente on avait l’officialisation du nom du successeur élu avec 51 voix sur 61 avec une opposition s’abstenant en majorité ou votant blanc. C’est un Nicolas Florian très ému qui a pris la parole debout pour prononcer son discours d’investiture émaillé de quelques affirmations fortes avec un petit préambule sur son changement de situation et ses relations familiales avec ses parents, sa femme et son fils. Il a voulu dire merci à Alain Juppé pour tout ce qu’il avait fait pour Bordeaux et l’intéressant héritage qu’il lui laisse même si certains lui promettent quelques difficultés avec une ville qui grandit un peu trop vite avec son attractivité et sa proximité avec Paris via le TGV, mais il semble en être bien conscient. Il se sent de taille à relever le défit et si, il affirme qu’il se place dans la durée, il est bien clair pour lui qu’il n’est pas là pour assurer un intérim "Alain Juppé nous lègue ses réalisations et son savoir faire, mais il nous fixe aussi un horizon, celui né des travaux et réflexions de Bordeaux Métropole 2050. Prospectives que je fais miennes et que nous nous emploierons à épouser, que nous nous emploierons à concrétiser" s’affirmant en gardien de la voie tracé qu’il suivra avec énergie.

Didier Cazabonne laisse sa place à Nicolas Florian

L’homme a des atouts car pour la première fois depuis 70 ans, même s’il est né à Marmande qui est aujourd’hui la ville de Garorock avec sa coloration bordelaise, il apparaît comme un enfant du pays qui a fait ses classes à Villenave d’Ornon auprès de Patrick Pujols. Il a ainsi 25 ans de carrière parmi la classe politique aujourd’hui métropolitaine et si du côté grand public peu de monde le connaissait il était connu de tous les élus des 27 communes pour avoir siégé sur les bancs de toutes les institutions que ce soit anciennement Conseil Général ou Communauté Urbaine. Il passe pour un vrai bordelais et on sent que cela plaît beaucoup après toutes ses années de parachutage. Pour s’assurer une tranquillité relative pas de jeu des chaises musicales avec les adjoints qui gardent leur postes avec comme idée, pour ce supporter de l’UBB qu’on ne change pas une équipe qui gagne. Ainsi après cette élection il va lui falloir en affronter une autre et il confirme "je vous l’affirme, mon parti c’est Bordeaux" qui est une manière déjà d’entrer en campagne. Pour la deuxième fois dans son discours il emploi le mot durée en le terminant "Vous l’avez compris je m’inscris dans la durée. Les prochains mois seront l’amorce d’un grand projet commun. En 2020 je me présenterai aux suffrages des bordelaises et des bordelais avec une équipe unie et déterminée qui adhère à la même volonté de voir ses habitants heureux de vivre dans leur ville". Pour en terminer Michèle Delaunay a pris la parole, ainsi que Pierre Hurmic, François Jay, Emmanuelle Ajon, Matthieu Rouveyre et Vincent Feltesse. De son côté la sénatrice Nathalie Delattre qui occupe une place à part dans l’organigramme des élus lui a rendu un hommage appuyé en employant le tutoiement montrant bien toute leur proximité. La page de l’après guerre est définitivement tournée.

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur et rédacteur en chef de Bordeaux Gazette


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