Les vacances à moins de 100 kilomètres ?

Pour l’instant c’est le temps de la proximité avec 100 kilomètres d’éloignement possible de son point de départ le 11 mai, peut être qu’à partir du 2 juin le cercle sera élargi et l’on pourra alors envisager de vraies vacances.

Michel Durrieu, directeur général du Comité Régional du Tourisme (CRT) de Nouvelle-Aquitaine et Conseil Spécial du Secrétaire Général de l’Organisation Mondiale du Tourisme (Nations Unies) s’est exprimé à deux reprises sur des chaînes télévisées sur les problèmes que va connaitre le tourisme cet été. Il a ainsi déclaré "une saison touristique n’est jamais foutue, on en reparlera en septembre" sur RMC dans les "Grandes Gueules". Il a précisé qu’en chiffre global 17 millions d’étrangers viennent en France en juillet août et 9 millions vont à l’étranger et pour l’Aquitaine c’est 32 millions de touristes dont 4 millions d’étrangers et ces 4 millions vont manquer c’est sur mais aussi sûrement une part des français mais le potentiel reste de 28 millions et il a souligné " la première destination touristique des français , c’est la France ". Dans le domaine du Tourisme il affirme que ce sont les maires et les préfets qui doivent être à la manœuvre pour déterminer les modalités d’accueil dans les campings d’autant que ce sont des structures de plein air. Pour les problèmes de distanciation sur les plages c’est dès aujourd’hui qu’il faut les prendre en compte. Ces problèmes doivent être traités immédiatement et on ne doit pas attendre le 2 juin ou la fin juin car il sera trop tard, ceci rappelant étrangement les problèmes liés aux masques. Ceci démontre une fois de plus que l’Etat fait preuve d’impuissance à gérer la crise, qu’il n’est capable que de donner des directives qu’il est incapable d’appliquer et qu’il ne peut laisser la main qu’au terrain.

Michel Durrieu et Régine Marchand, Présidente du Comité Régional du Tourisme place Paul Doumer à Bordeaux

On est en train de basculer dans un modèle nouveau car tant qu’il n’y a ni vaccin ni médicament il va falloir vivre avec ce virus à moins qu’il ne disparaisse, ce dont beaucoup doutent fort. Comme dans tous les autres domaines on avance en apprenant et s’il y a un domaine où il va falloir faire preuve d’imagination et de préparation pour recevoir du monde c’est bien celui du tourisme. Les pertes vont être colossales et rien que pour l’Aquitaine elles seront de l’ordre de 3 milliards avec 15 000 à 20 000 emplois dégradés. La France reçoit chaque année 80 millions de visiteurs et les pertes seront lourdes mais il faut quand même dire que cette mono-industrie à été mise en place par les pouvoirs publics pour laisser les industries de main d’oeuvre s’échapper vers l’Inde et la Chine. Le Tourisme s’il n’est pas délocalisable est une économie de main d’oeuvre d’un type spécifique et reste une industrie fragile soumise à de nombreux aléas et si la météo peut faire des dégâts les maladies infectieuses apparaissent autrement dangereuses. Tout cela ne doit pas laisser la France en plein désarroi même si le pont de l’Ascension ne sera pas touristique car tout ce qui peut être mis en place dans des endroits suffisamment ventilés en respectant la distanciation sociale semble possible et encore une fois la dimension locale devrait pouvoir répondre aux attentes des potentiels vacanciers qui espèrent voir leur rayon d’action progresser d’ici début juillet.

100 kilomètres autour de Bordeaux laissent des possibilités mais il n’est pas précisé si c’est à vol d’oiseau !

Michel Durrieu sur BFM TV

Michel Durrieu sur RMC

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur et rédacteur en chef de Bordeaux Gazette


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