La Rochelle

Le rap des Francofolies, pour les grands et les petits.

Milieu de festival, et voilà que tout s’emballe, avec la venue des rappeurs qui met les jeunes de bonne humeur. De nouveaux artistes de la scène rap/hip-hop, mais aussi ceux de la vieille époque, venus faire le show à La Rochelle, pour des ados en manque de décibels. Mais quand la folie s’est emparée de St-Jean d’Acre, c’est devenu un vrai massacre, car les malaises se sont enchainés devant la scène Jean-Louis Foulquier.

En plein coeur du centre ville, il fallait aimer le rap et l’auto-tune pour assister aux concerts du soir et c’est d’abord le groupe Columbine qui est venu, quelques jours après un passage remarqué à Garorock, mettre le feu devant un public incroyablement hystérique, et très jeune. Si il est certain que beaucoup ne sont venus que pour l’artiste suivant, les rappeurs bretons peuvent se réjouir d’avoir malgré tout de réels fans présents dans les premiers rangs connaissant par cœur les morceaux « Les prelis », « cache-cache », et la dernière chanson du concert « Adieu bientôt » . Souvent entre 13 et 18 ans, les festivaliers et festivalières se compressent l’un l’autre afin de s’approcher le plus possible des idoles dans l’espoir de toucher une main des chanteurs ou d’avoir juste un regard. Les 2 bretons Lujipeka, et Foda C, quittent la scène épuisés des sauts à répétition, et de l’énergie qu’ils ont laissé sur le bord de scène.

Aya Nakamura

L’artiste suivante est la grosse interrogation de ces deux dernières années mais aussi celle dont on parle le plus. Aya Nakamura, une artiste franco-malienne de 24 ans, qui affole les compteurs depuis 2017 et la sortie de son premier album « Journal intime » certifié disque d’or. Un peu plus d’un an plus tard, elle remet ça avec son deuxième opus « Nakamura » déjà disque de platine. Le principe ? De la musique pop-urbaine/R&B, avec des paroles dont on ne comprend que la moitié comme sur la chanson ultra-populaire « Djadja » et les phrases (Tu parles sur moi, y a R, crache encore, y a R) / (J’suis pas ta catin Djadja, genre en Catchana baby tu dead ça). Cela dit la grosse majorité des festivaliers présents (75% du public du jour) était sur place pour l’artiste aux formes assumées, qui une nouvelle fois est arrivée très court vêtue. Avec une setlist de 16 chansons, un public en transe qui aurait la mention excellent au baccalauréat spécialité Aya Nakamura, la chanteuse termine son premier Francofolies le sourire aux lèvres et contente de sa prestation.

Un jeune public

Lomepal, Antoine de son prénom, avait rempli l’Arkéa Arena de Floirac en début d’année, et avec un rap aux textes très profonds et à la mélodie envoutante, il était assuré que le public (ceux qui n’avaient pas encore étaient pris en charge par les secouristes pour des malaises) allait enflammer encore un peu plus le concert du jeune français de 27 ans. Un concert bien rodé, des jeux de lumières parfaits, un décor où le chanteur peut s’exprimer, et les 3 dernières chansons (trop beau, yeux disent, et 1000°) pour enflammer encore plus la fin du concert. Très remuant sur scène, Lomepal et son show, sont vraiment un concert à voir tant il donne avec sincérité pour celles et ceux qui viennent le voir.

Lomepal

Le dernier concert de la soirée, était très attendu. Déjà car l’on sait que les concerts d’IAM sont toujours une sensation, mais aussi parce qu’ils se sont liés à un orchestre symphonique pour la musique et la mélodie. Si la setlist ressemble assez grandement à celle que l’on a l’habitude d’entendre, et le show d’Akhenaton/shurik’n toujours aussi déléctable, le côté mélodique des instruments (violons, contrebasse, etc), le chef d’orchestre, et la communion entre les deux parties donnent un résultat hallucinant et bluffant. Côté setlist on retrouve bien entendu les classiques « l’école du micro d’argent », « nés sous la même étoile », « samouraï » , « le mia » et « petit frère ». Les festivaliers dont la moyenne d’âge n’était assurément pas la même que sur les 3 premiers concerts sont retournés 25 ans en arrière pour un show qui restera dans les mémoires de ceux présents ce vendredi 12 juillet 2019.

Renan Luce

Sur les autres salles, Ultra Vomit, Mass Hystéria, et les Pogo car crash control, ont complètement mis La Rochelle la tête à l’envers à la salle la sirène. Peu importe que les 3 groupes aient joué il y a 3 semaines au plus gros festival de métal de France (le Hellfest), le show est toujours au rendez-vous peu importe le lieu, peu importe l’affluence. Une salle bien remplie pour une folle soirée métal. Autre salle pleine, le grand théâtre affichait complet pour la venue de deux artistes de renoms. L’un français, l’autre canadienne, Renan Luce et Coeur de pirate ont tous les deux offert au public deux concerts vraiment sublimes. Tout deux avec un orchestre symphoniques, ils ont enchainé les morceaux que le public à chantonné. Cœur de Pirate a, dès le début de son concert, préparé les fans que le concert allait plutôt être calme, romantique, et passionné, que les concerts d’avant tout en énergie, etc.

Cœur de pirate

Sur les dernières salles, Hugh Coltman, le groupe Minuit, l’extragroupe, di#se se sont succédés. Avant dernier jour de spectacle, avec les concerts de Broken back, L.E.J, Boulevard des airs, Jean-Louis Aubert, Alain Chamfort, La grande sophie.

Ecrit par Loïc Cousin

Chez Bordeaux Gazette depuis 2016, j’assure essentiellement la couverture des concerts/spectacles/festivals sur la région Nouvelle-Aquitaine, et également la couverture d’évènements sportifs. Je m’occupe de la rédaction des articles, illustrés de mes photographies. Je travaille à côté comme photographe Freelance auprès des productions, agences, clubs de sport, fédération, presses et médias.


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