Bordeaux

Une grande dame du jazz : Dee Dee BRIDGEWATER était aux Quinconces, le 26 juin, avec l’ONBA et Paul DANIEL

Quelle heureuse idée d’avoir invité, dans le cadre de la Fête du vin chère à son initiateur, Alain Juppé et en partenariat avec Jazz in Marciac, cette grande dame du jazz à la voix merveilleuse, à l’aise dans tous les styles, à l’humour délicieux, au talent indémodable, au français parfait. Il est vrai qu’elle a habité Ménilmontant pendant plusieurs années (mais oui Madame…comme chantait Maurice sous son canotier !).

Quelques nuages s’étaient amoncelés pourtant sur ce concert : temps incertain, intermittents du spectacle dont on ne savait trop quelle serait l’attitudeMais enfin, elle fut là et s’accommoda avec élégance de quelques menus inconvénients… Une assistance que j’aurais aimée plus dense, très en phase avec ce qu’elle allait entendre, prête à s’enflammer tout comme notre Maire au premier rang.
Dee Dee Bridgewater, dont la carrière s’est réellement épanouie dans les années 70, est associée, dans la mémoire des amateurs de jazz (mais elle touche un public bien au-delà du jazz), aux noms les plus prestigieux de cette musique, que ce soit Dizzi Gillespi, Ray Charles ou Ella Fitzgerald.
Dee Dee Bridgwatter
Avec son quartet (qui, ce soir-là, était un quintet), elle sillonne le monde, offrant à ses « fans » l’étendue de son répertoire, son inaltérable bonne humeur, sa sensibilité à fleur de peau, généralement entourée de son merveilleux pianiste, Thierry Eliaz et du batteur français, André Ceccarelli.
Aux Quinconces, ce soir là, elle alternait les accompagnements, entre son ensemble personnel et l’ONBA dirigé par Paul Daniel, ce qui, par parenthèse, prouve l’éclectisme de ce chef d’orchestre que Bordeaux a la chance d’avoir comme directeur musical depuis l’année dernière.
Paul Daniel
Les grands « standards » du jazz dit « classique » défilèrent pour le plus grand bonheur d’un public acquis d’avance, le tout sur un podium de rêve et avec une sono admirablement réglée.
J’ai particulièrement aimé « Blue monk », puis un arrangement jazz de « Besame mucho » et une interprétation très émouvante des « Feuilles mortes » en français. Mais il faudrait citer chaque air, chaque moment de ce récital…
Le public participa, fit un triomphe à Dee Dee Bridgewater. Belle soirée de jazz.

Ecrit par Sarastro


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