Bordeaux

Un Requiem de MOZART tourné vers la lumière…. par SARASTRO

Le 15 décembre dernier notre SARASTRO s’est rendu à l’auditorium pour y suivre le concert et il nous fait part de son enthousiasme et du plaisir qui a été le sien lors de cette magnifique prestation. Il ne tarit pas d’éloges sur les artistes qui se sont produits lors de cette excellente soirée avec une mention toute particulière à Alexander Martin

Si j’étais Roi d’Angleterre, j’anoblirais sur le champ Monsieur Alexander MARTIN, chef du chœur de l’Opéra de Bordeaux ! Il fait, depuis 2010, un remarquable travail avec ce chœur d’excellente qualité qui s’élève actuellement au top niveau des ensembles vocaux de France. Alexander MARTIN, britannique de nationalité, me fait penser à son célèbre compatriote Arthur OLDHAM (disparu en 2003) qui fut le créateur et le chef du chœur de l’Orchestre de Paris dès 1976. Il venait alors d’Edimbourg en compagnie de Daniel BAREMBOÏM. Alexander MARTIN confirme qu’il existe depuis longtemps en Grande-Bretagne une école de chefs de chœur de réputation internationale. Dans l’Ave Verum et, encore plus, dans le Requiem, le chœur de l’Opéra National de Bordeaux montra sa valeur : attaques parfaites en « pianissimo » comme en « forte », voix de velours dans chaque tessiture, bref un régal. Bravo le chœur ! Il y avait longtemps que je souhaitais le lui dire, à lui comme à son chef. L’orchestre fut à l’unisson, si l’on peut dire ! Pieter-Jelle de BOER, chef d’orchestre néerlandais bien connu des mélomanes bordelais (il fut l’assistant de Kwamé RYAN de 2009 à 2012) a été le maître d’œuvre de ce concert grâce à une direction à la fois précise, sensible et généreuse et une excellente connaissance de ce Requiem que MOZART ne put achever mais que son élève, SÜSSMAYR termina dans l’esprit de son maître et selon les esquisses mêmes laissées par ce dernier. L’ONBA était dans sa forme du début de saison c’est-à-dire olympique, excellemment dirigé et je n’aurai garde d’oublier que le trombone solo, dans le célèbre « Tuba Mirum » se distingua de belle manière. Jean-Jacques DION récolta à la fin du concert les applaudissements archi mérités du public et de ses collègues. Ce quatuor vocal, très équilibré, fut à la hauteur de l’œuvre et participa, dans chacune des interventions solistes, à la cohérence de l’ensemble. Mesdames Hélène LE CORRE ( soprano) et Julie PASTURAUD ( mezzo), très connues à Bordeaux, ont été, à leur habitude, au dessus de tout éloge comme leurs collègues masculins, le ténor turkmène Doviet NURGELDIYEV et la basse Jean TEITGEN. J’avoue, malgré la qualité de ce quatuor parfaitement homogène, avoir eu un coup de cœur pour la basse Jean TEITGEN dont la voix puissante, d’une grande stabilité de registre, m’a fait grande impression. Mais à quoi bon distinguer exagérément alors que l’ensemble de ce concert fut constitué d’une exécution digne des œuvres, servies loyalement et talentueusement.
Beau concert ! Il y en aura d’autres : les 22 et 23 janvier à 20 H, par exemple, avec Paul DANIEL, le nouveau chef de l’ONBA et Nemanja RADULOVIC, violoniste qui mérite le détour. Je vous en rendrai compte.

Ecrit par Sarastro


Recherche

Nous suivre

Vous pouvez nous suivre sur les différents réseaux sociaux ci-dessous!


Newsletter!

Recevez directement le nouvelles actualités de Bordeaux Gazette.

Bordeaux Gazette Annuaire

Et si je vous racontais...

Chapitres : 1 - 2 - 3 - 4
Et cum animo

Chapitres : 1 - 2 - 3
Une Vie de Chat

Chapitres : 1 - 2 - 3
Les Danseurs

Chapitres : 1 - 2 - 3
Secret de famille

Chapitres : 1 - 2 - 3 - 4
Chloé n’est pas ce qu’elle croit

Nous suivre sur Facebook

Agenda