Bordeaux
C’est à l’Alcazar, place Stalingrad que Michèle Delaunay a voulu cette conférence de presse qu’elle a qualifiée de décentralisée. Elle a passé en revue un certain nombre de dossiers qui la préoccupent pour l’instant et où elle ne partage pas le point de vue d’Alain Juppé et de la municipalité tout en n’étant pas au Conseil Municipal, mettant ainsi en lumière, les difficultés de sa fonction à Bordeaux où elle représente 120000 bordelais , mais au Parlement.
Michèle Delaunay accompagnée de sa suppléante Emmanuelle Ajon a débuté son propos par un commentaire sur l’exécution de Troy Davis en le comparant son sort à celui de Caryl Chessman, cette exécution ayant lieu dans une atmosphère de campagne électorale, mais des millions de gens ont communié sur Twitter dans son soutien.
Depuis, Adrien Marquet c’est la première législature qui a eu lieu sans que les fonctions de maire de Bordeaux et député de la Gironde ne soient confondus. Ainsi, Michèle Delaunay a montré que la lisibilité de son rôle n’était pas évidente car ne se situant pas au même niveau, sans mandat territorial avec une lecture très politique de sa démarche sans moyens financiers réels.

- Emmanuelle Ajon et Michèle Delaunay
- photo Bordeaux Gazette - Bernard Lamarque
Elle considère que Bordeaux n’est pas gouverné si ce n’est par des adjoints qui n’ont même pas le droit d’être cités afin de ne pas réveiller les souvenirs de la gestion catastrophique du fameux trium vira sous Chaban et on dit :"la mairie". Elle estime que le pays est en cessation de gouvernement avec le "voyage poudre aux yeux" en Lybie. Elle dénonce le Grand Stade qui pour elle n’est qu’un emprunt sur le privé. Elle a développé deux axes qui lui semblent important dans le contexte actuel : la mobilité et l’urbanisme d’une part et la pauvreté d’autre part, qui sont deux thèmes qui peuvent s’appliquer à Bordeaux directement. Des salariés sont obligés de se rendre à leur travail avec leur voiture pour ne pas subir la sanction du stationnement sur leur lieu d’habitation et en ce qui concerne la pauvreté elle a précisé que 25% des bordelais vivaient en dessous du seuil de pauvreté (970€) et que 47% des ménages ne payaient pas d’impôts. Elle a aussi évoqué le problème des Roms et que la cité municipale en bois, c’est beaucoup mieux que cela n’était ; mais ce n’est pas tout de même l’idéal. Elle regrette profondément que le système de santé glisse vers la privatisation et que la taxation des mutuelles est un coup bas porté aux adhérents modestes, car en 10 ans, la taxation des mutuelles a été multiplié par 20. Elle a déploré qu’après un tour de France de Mme Bachelot le problème de la dépendance a été abandonné en rase campagne, car le 21ème siècle sera celui de l’âge.
Elle a aussi évoqué le problème des blessés d’Afghanistan ainsi que du plan social qui touche l’armée et elle a terminé en disant : "Je serais candidate lors de la prochaine législative, non pas contre Alain Juppé, mais pour aider la majorité de gauche à relever la France."

Ecrit par Bernard Lamarque
Co-fondateur de Bordeaux Gazette
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