Il ne faut pas être surpris de ce qui se passe car Hollande avait annoncé "Je serai un président normal" et on découvre que c’est un homme normal qui change de femme au gré de son humeur ou de ses envies, en gros comme en détail un homme banal, ordinaire. En fait la normalité c’est quoi, difficile à dire quand on sait que pour un fou la normalité c’est la folie. On en est a se demander si les français n’ont pas traduit normal par honnête voire intègre ou plutôt par classique comme ont pu l’être Vincent Auriol ou René Coty voire Charles de Gaulle. Le Président de la République ne peut pas être un homme banal, ordinaire car il est à la foi en charge d’une fonction et de son symbolisme ou tout au moins de ce que représente la fonction qu’il occupe ce qui le transforme en homme symbole. C’est la deuxième fois qu’Hollande descend de sa fonction, la première fois face à une jeune rom avec laquelle il n’avait pas à engager le dialogue car ce n’est pas son rôle. Deuxième alerte avec ses frasques amoureuses, il doit tenir son rang et son affaire de cœur voire de braguette n’est pas propice à la tenue de son rang, tenir le rôle qui est le sien et qu’il devrait tenir. Dans les deux cas il a manqué de tenue et on est en droit de se demander ce qu’il nous réserve en troisième incartade. On est en face d’un mauvais acteur qui improvise selon son grès sans prendre en compte le niveau de ses prérogatives et à cet étage là il n’est pas différent de son prédécesseur mais dans un genre différent. On aurait du faire attention car un Président de la République n’est pas un homme normal au sens ordinaire du terme car par exemple quand il descend d’un avion la braguette ouverte, la terre entière le remarque alors que si un mortel quelconque fait la même chose tout le monde s’en fout. Le moindre écart comme chaque parole du Président est disséqué, analysé, commenté, interprété et un Président de la République n’est pas quelque part un homme normal, c’est un acteur politique majeur d’un pays et il se doit de connaître son rôle car il reste avant tout un acteur et le rôle dure actuellement cinq ans. C’est long, c’est dur, c’est exigeant et il n’a pas le droit de descendre dans le trou du souffleur sous peine d’être déconsidéré pour la fin de la pièce car en fait qu’est ce qu’il attend si ce n’est qu’on lui dise bis pour une seconde et dernière représentation. Pour avoir le droit d’être "bissée" il faut être un bon acteur ou tout au moins jouer juste et si on ne joue pas juste cela sonne faux, aujourd’hui on assiste à une symphonie de couac. On s’est fait avoir on a un homme banal en guise de Président et vu son niveau de popularité on mesure l’ampleur de la déception car on a porté au pouvoir un individu attiré par un froissement de jupon et quand on pense à ce qu’on a dit de DSK que devrait on dire de lui !

Ecrit par Bernard Lamarque

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Co-fondateur de Bordeaux Gazette


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