Bordeaux

Un des cortèges bordelais tourne à l’aigre

Démarrée dans le calme, la marche pour le climat qui devait trouver son terminus tranquillement place Gambetta comme la marche des gilets jaunes débutée elle aussi dans le calme, mais qui a moins bien finie.

Sur le coup de 14 heures on avait le rassemblement des gilets jaunes place de la Bourse et le rassemblement de la marche pour le climat sur le miroir d’eau créant le sentiment étrange d’une séparation alors qu’à écouter les uns et les autres les mots d’ordre étaient proches de l’identique avec d’un côté les écologistes qui devaient marcher pour le climat avançant : " prendre en compte la fracture sociale et territoriale sans renoncer ni à la protection du climat ni à la justice sociale et réconcilier celles et ceux qui appréhendent la fin de mois comme la fin du monde " alors que du côté gilets jaunes on mettait plutôt en avant le départ de Macron sans cris ni slogans bruyants, mais de manière ferme et convaincue comme seul issu à la crise avec quelques coups de griffe sur les émoluments des haut-fonctionnaires et du personnel politique. Alors que les gilets jaunes rejoignaient un autre cortège en cours de constitution vers le sud, le cortège pour le climat s’ébranlait vers le Nord avec en tête une forte participation d’Aux arbres citoyens afin de rejoindre le cours de la Martinique, puis le cours Portal, le cours de Verdun et la place Gambetta pendant que l’hélicoptère de la gendarmerie faisait des ronds dans le ciel pour surveiller les deux cortèges qui étaient formés. Le premier devant se terminer vers 16 heures mais une fois ce dernier terminé, un certain nombre ont décidé de rejoindre l’autre cortège.

Côté place de la Bourse
Côté Miroir d’eau

Un certains nombre de gilets jaunes avaient rejoint au départ le cortège du climat et l’on avait l’impression d’être dans une atmosphère plutôt apaisée mais la situation s’est progressivement dégradée car la convergence des propos amène certains à la convergence des comportements, ce qui, sommes toutes, parait assez logique. C’est dans la soirée que la situation s’est dégradée alors que, jusqu’à présent, tout semblait calme mais quand même très tendu et dans ce genre de situation la moindre étincelle peut mettre le feu aux poudres. C’est toujours aux abords de l’Hôtel de ville que la situation dégénère quand les manifestants s’approchent de la mairie qui est toujours sanctuarisée avec de nombreuses forces de CRS lors de telles manifestations comme si on souhaitait que les hostilités se déclenchent à cet endroit là. Dès que les cortèges s’approchent de la mairie, ils sont dispersés ce qui amène immanquablement à des heurts avec pour conséquences des violences et c’est ce qui s’est passé comme la semaine précédente à cela près que la pluie n’était pas là pour doucher les ardeurs. Ainsi des petits groupes, notamment de casseurs bien décidés à en découdre, se sont répandus dans les rues voisines de Pey-Berland, jusqu’à la rue Sainte Catherine et le cours Victor Hugo, où ils ont érigé des barricades et brûlé du mobilier urbain. Le calme est revenu très progressivement, tard en fin de soirée.

Ecrit par Bernard Lamarque


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