Bordeaux

La culture se manifeste à Bordeaux

Une centaine d’acteurs de la culture ont manifesté jeudi à Bordeaux, un an après la fermeture des lieux culturels en France.

Un an déjà
Environ 100 personnes, de toutes professions et générations, se sont réunies place Gambetta à Bordeaux jeudi 4 mars, à la date d’anniversaire de la fermeture des lieux culturels. Intermittents du spectacle, étudiants et comédiens et syndicalistes étaient là dans le cadre d’un appel national. Le rassemblement était organisé par le SamNA-Cgt (Syndicat des Artistes et Musiciens de Nouvelle-Aquitaine). Plusieurs revendications ont été énoncées par les manifestants : la réouverture des lieux culturels dans le pays, un fonds pour l’emploi direct dédié au secteur culturel ainsi que la prolongation de l’année blanche au-delà du 31 août 2021 pour tous les intermittents du spectacle.

Départ place Gambetta

“Il faut des actes”
Toutes les générations étaient présentes. “On n’a pas mis les pieds dans un théâtre depuis un an. On n’a fait que 10 heures de cours depuis le début de l’année”, regrettent des étudiants en théâtre présents sur place. “On voit des pays comme l’Australie où tout est en train de redémarrer, ou l’Espagne qui se met à faire des concerts tests. Il ne faut plus de la parole et des réunions, il faut des actes”. "Ça fait un an que je fais plus de concerts”, déplore une jeune chanteuse nantaise de
passage à la manifestation. "J’ai eu l’occasion de pouvoir avoir des salles de spectacles pour faire des résidences artistiques, parce que certaines salles veulent bien ouvrir leurs portes pour accueillir des artistes. Ça a été possible en janvier, j’étais contente de le faire, mais c’était la première fois qu’on se retrouvait avec tout le groupe, alors que normalement on se voit toutes les semaines”. Pour elle, les artistes ne devraient cependant pas être les seuls à manifester : “Le public doit aussi se dire que c’est un droit qu’on lui enlève”.

Solidarité

“La projection est impossible”
Depuis l’été dernier, on est en déficit de spectacles, en déficit de compagnie et en déficit de moral”, regrette une comédienne de la rue. “Pour nous en arts de la rue il n’y a pas de perspectives, la projection est impossible. On ne peut pas jouer dans la rue car tout rassemblement est interdit, mais on peut manifester”, s’indigne-t-elle. “J’ai espoir que les choses reprennent, mais à force de dire que ça va être bon, le moral en prend un coup. Il y a des enjeux économiques importants. On a tous des familles, des enfants”. D’autres manifestations ont eu lieu le même jour à Paris, Toulouse, Marseille ou encore Nice.

Ecrit par Manon Gazin


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