Bordeaux

Michel Mercier, Garde des Sceaux en visite à l’Ecole Nationale de la Magistrature

C’est pour la rentrée solennelle des auditeurs de Justice que Michel Marcier a fait le déplacement à Bordeaux. Il était accompagné par Vincent Lamanda, Premier Président de la Cour de Cassation et Jean-Louis Nadal, Procureur Général de la Cour de Cassation ainsi que par Robert Repassy, Ministre délégué à la Justice de la République de Hongrie.

C’est une visite éclair qu’a effectué le Garde des Sceaux à Bordeaux car il devait être au Sénat dans l’après-midi, mais il a tenu a honorer la rentrée solennelle des 138 auditeurs de justice de la promotion 2011 qui se compose comme suit :

87 auditeurs issus du premier concours (ouvert aux étudiants)

La promotion 2011 avec le ministre au centre au premier rang
photo Bordeaux Gazette - Bernard Lamarque


14 auditeurs du deuxième concours (ouvert aux fonctionnaires)
33 auditeurs issus du troisième concours (ouvert aux personnes justifiant de 8 années d’expérience professionnelle dans le secteur privé)
4 recrutements sur titres

Chaque autorité présente a pris la parole devant ces auditeurs de justice et c’est le Garde des sceaux qui a terminé en valorisant le rôle que vont tenir ces auditeurs de justice.

Avant de repartir il a répondu à quelques questions :

- sur le défenseur des droits "qui sera une autorité constitutionnelle" née de la réforme constitutionnelle de 2008,

" ce défenseur des droits va remplacer un certain nombre d’autorités administratives, le défenseur des enfants va être inclus dans le défenseur des droits, la Halde, donc autorité d’un niveau plus élevé"

- sur la mise en place de jury populaire qui ne sont pas une défiance vis-à-vis des juges, comme dans les cours d’assises ou il existe des jurés populaires :

" la justice est rendue au nom du peuple français et c’est donnée l’occasion aux citoyens français de faire un acte civique en participant à l’œuvre de justice pour qu’il se l’approprie."

- sur l’Office de suivi des délinquants sexuels et violents :

"c’est un office qui va être créé à l’image des G.I.R qui existe, rassembler sur une base territoriale l’ensemble des services qui ont à suivre ces délinquants santé, justice, intérieur pour partager des informations et assurer le suivi de ces délinquants de façon à pouvoir agir avant plutôt qu’après".

Le syndicat de la Magistrature fait remarquer qu’il y a déjà un fichier national et réclame plus de moyens car les moyens ne sont pas chiffrés.

Écrit par

Bernard Lamarque

Contributeur

Co-fondateur de Bordeaux Gazette