Pitoyable spectacle que ces partis politiques dont les représentants s’engueulent devant les caméras un soir de législatives partielles alors qu’ils auraient pu à minima avoir une attitude cohérente et surtout polie. Comment inculquer le moindre principe à la jeunesse quand on voit le total irrespect que les élus du peuple ont les uns pour les autres et dont l’attitude flirte avec le point zéro de la correction. Pour un parti aussi bien que pour l’autre l’adversaire est le Front National, en tout état de cause ce n’est qu’un adversaire et pas forcément pour les mêmes raisons, mais sûrement pas une pomme de discorde. Pour la huitième fois consécutive le candidat du Parti Socialiste est battu et peut être serait-il bon qu’ils commencent a se poser les vrais questions au Parti Socialiste en regard de la psychologie générale et de ce qui préoccupe le français de base. Les duels Front National face à l’UMP ont tendance à se multiplier comme la défenestration du candidat socialiste au premier tour. A beaucoup promettre et à ne pratiquement rien tenir, en particulier sur le cumul des mandats, ce cancer de la démocratie on voit bien que beaucoup n’hésitent plus à franchir le pas. Avec une progression de vingt points entre les deux tours alors qu’il y a augmentation de la fréquentation électorale, on peut dire que la digue du Front Républicain est rompue et que le Front National progresse en doublant son score d’un tour à l’autre. Il semble bien que l’électeur ne marche plus dans ce type de dialectique car il le vit comme une trahison cet appel au front républicain après l’énorme déception de l’élection de Jacques Chirac et beaucoup ont juré qu’on ne les y reprendrait plus. On glisse insensiblement vers ce que l’on appelle " le vote révolutionnaire" car plus qu’une évolution beaucoup souhaitent une révolution. Les incantations de l’UMP en précisant que le Front National n’est pas un parti de gouvernement n’auront pas plus d’effet car les électeurs n’ont plus confiance, voire aucune confiance après un quinquennat décevant de la droite et celui qui s’annonce à l’identique pour la gauche même si la forme diffère. On approche du point de rupture, un seul exemple pourrait tout faire basculer et on sent bien que François Hollande commence a s’en préoccuper comme il le fait remarquer alors qu’il est en déplacement à l’étranger, ce qui est assez contraire aux usages. Il est peut être déjà trop tard et si au niveau municipal la menace n’est pas pour l’instant inquiétante, il semble bien qu’au niveau des européennes l’UMP et le PS devront serrer très fort les fesses car avec un Barroso, qu’Attali n’a pas hésité a qualifier de nullité, il n’y a qu’a voir l’état du Portugal, la déroute s’annonce.

Ecrit par Bernard Lamarque

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