Il n’y a pas vraiment plus de racistes aujourd’hui qu’il y en avait hier, mais ceux qui le sont se lâchent, il y a aussi un certain nombre de français qui sont un peu exaspérés de voir ce que l’on fait de leur argent et effectuent quelques raccourcis rapides, leur nombre est sûrement en croissance. Dans ces périodes difficiles on a vite fait de s’en prendre à ceux qui sont différents et qui profitent peut être un peu trop du système sans jamais y avoir contribué car c’est bien là le ressenti. Compte tenu du comportement d’un président de la république qui dialogue avec une gamine kosovare et qui a rendu la fonction plus qu’ordinaire voire banale, ses administrés aujourd’hui le prennent pour un homme ordinaire voire banal, certaines mauvaises langues ajoutant, ce qu’il a toujours été ! Ne nous étonnons pas alors des sifflets des Champs-Elysées, pas plus que de ceux d’Oyonnax, il n’est plus aujourd’hui dans l’esprit des gens ni plus ni moins que l’équivalent d’un joueur de football dont quelques uns sont beaucoup plus populaires que lui. Quand Madame Taubira appelle à "réparer les pathologies profondes qui minent la démocratie" il s’agit d’un aveu d’impuissance car ce qui mine la démocratie c’est le chômage, l’injustice, la surcharge d’impôts payée par les classes moyennes et les faibles revenus, la disparition de notre tissu industriel et de nos produits, l’incapacité à lutter contre l’évasion fiscale qui représente chaque année 30% du montant de la dette tout cela faisant le lit du Front. Sans vouloir être extrêmement critique ceux qui nous gouvernent sont plus dans les principes que dans la réalité révélant une forte tendance au déni, la société n’est pas comme ils la souhaitent mais comme elle est. La cinquième République a été voulue par un homme qui avait une vision de la France très spécifique, la constitution a été taillée sur mesure pour cet homme, il s’avère que le "costard" est un peu grand pour François II. Le racisme n’est ici qu’un sujet de diversion avec un Manuel Valls menant une stratégie à la Christian Fouchet car en terme de couverture de presse on en a vu bien d’autres et de tous les côtés ( "Bal tragique à Colombey"). Il semble bien qu’on brandisse l’arme de la censure, histoire peut être d’amuser ou d’exciter la presse mais est ce vraiment l’important, sinon de masquer l’incompétence des nos dirigeants actuels sur le plan intérieur même si sur le plan extérieur la France bénéficie de quelques succès sûrement dûs à un Ministre des Affaires Etrangères compétent. Plutôt que d’imaginer censurer, le mépris peut être une forme de réponse car la censure c’est bien joli mais alors comment s’y prend on avec Internet et les réseaux sociaux, aujourd’hui lieux d’expression de tous les états d’âme avec parfois beaucoup d’humour. A travers tout ça on touche à la faillite d’un système d’éducation où aujourd’hui la République aurait bien besoin de "hussards noirs" et d’adultes responsables, mais là c’est une autre histoire !

Ecrit par Bernard Lamarque

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