Tour de France

Après le décès de Raymond Poulidor

Le journal l’Equipe de ce jour consacre seize pages à Raymond Poulidor et nous reproduisons ici l’hommage qu’Alain Rousset rend à ce nouvel Aquitain qui est dans l’esprit de bien des gens même ceux qui ne l’on pas vu sur un vélo. Par contre il a toujours été un fidèle de la caravane, affable et souriant constant dans son personnage et l’on ne peut que partager les propos d’Alain Rousset
« Né il y a 83 ans à Masbaraud-Mérignat, dans une famille modeste d’agriculteurs de la Creuse, le champion cycliste Raymond Poulidor s’est éteint aujourd’hui, à Saint-Léonard-de-Noblat, en Haute-Vienne, où il avait fait ses premiers tours de roues et coulait les jours paisibles d’une retraite amplement méritée. Populaire, c’est le mot qui me vient à l’esprit au sujet de Raymond Poulidor, cycliste hors-pair aimé et soutenu par les foules, massées d’une édition l’autre au bord des routes du Tour de France et des nombreuses classiques auxquelles il a participé. Populaire, car d’abord ressemblant au peuple qui l’applaudissait et l’encourageait. Populaire, car fidèle aux valeurs que le peuple admire chez les champions qui le représentent : simplicité, humilité, discrétion, dureté à la peine et abnégation dans l’effort. Des valeurs qui contrastaient, dans les années 1960, avec celles pleines de panache de certains de ses grands rivaux, plus titrés mais sans doute moins encouragés que lui. De sa victoire dans la Bordeaux-Saintes en 1960, au début de sa carrière professionnelle, jusqu’à sa 6e place dans la Paris-Nice en 1977, Raymond Poulidor n’aura jamais manqué de courage et de volonté à mettre sous ses pédales pour glaner des victoires et des podiums. De nombreux podiums souvent occupés à la première marche par d’autres que lui, adversaires talentueux, et en vertu d’une certaine dose de malchance qui lui collait parfois au maillot, qui lui valurent le surnom d’éternel second. Au point de faire entrer son nom dans notre langue comme un nom commun : « être le poulidor » revenant ainsi à dire qu’on n’avait pas gagné, mais qu’on en n’était pas loin. Toujours simple et humble, il ne s’en offusquait pas, voire s’en amusait. C’est que lui savait - dans ce sport dur, ingrat et splendide entre tous - ce qu’est la différence entre un éternel second et un éternel deuxième. Et savait mieux que quiconque ce qu’il faut de peine, de travail et de courage, pour même espérer finir une seule course cycliste. Le palmarès extraordinaire de Raymond Poulidor et son mental hors du commun l’ont hissé au rang des légendes du cyclisme français, telles que Louison Bobet, Jacques Anquetil avec qui les duels furent mémorables, ou encore Eddie Merckx et Bernard Hinault. Jusqu’à la fin de sa vie, on aura noté sa présence chaque année lors du Tour de France, et lors du Tour du Limousin Nouvelle-Aquitaine dont il ne manquait aucune édition. Pour tous ces grands moments vécus, je salue bien bas la mémoire de "Poupou", qui restera l’un des plus grands ambassadeurs sportifs de notre région ».


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