Bordeaux
Invités à une soirée immersive dans les murs de l’escape game bordelais The Hostel, journalistes et partenaires ont assisté au lancement d’une murder party conçue comme vitrine du lieu. Entre immersion, adaptation des niveaux d’intensité et projets annoncés pour 2026, la soirée a offert un aperçu des formats et expériences proposés par The Hostel.
Une soirée d’invitation sous forme d’enquête
La scène se déroule dans le salon principal de The Hostel, escape game installé à Bordeaux depuis près d’une décennie. Le ton est donné dès l’accueil : un personnage se présente comme le propriétaire de l’établissement, lève son verre et remercie les invités d’avoir répondu à son invitation. La fiction s’impose rapidement. Quelques instants plus tard, un cri interrompt le toast : un meurtre vient d’être commis, les portes se ferment, et l’enquête débute.

- Le “propriétaire” accueille les invités dans l’univers de The Hostel
- En costume et masque doré, le personnage qui se présente comme le propriétaire de l’établissement ouvre la soirée et installe le cadre narratif de la murder party. Sa prise de parole marque l’entrée des participants dans une fiction immersive où l’enquête débute dès les premiers instants.
Les participants sont répartis en équipes, chargées de parcourir différents espaces du lieu pour interroger des personnages, collecter des indices et accumuler des clés. Le jeu repose sur un temps limité et sur un rythme imposé : cinq minutes par espace, sans possibilité de revenir en arrière. « Vous avez une heure pour résoudre ce meurtre et pas une minute de plus », lance l’hôte dans la mise en situation.
Cette entrée en matière donne à voir le type d’expérience proposée : une immersion immédiate, où le récit débute sans transition et où les règles sont intégrées à la fiction. L’objectif, à travers cette murder party, est aussi de faire découvrir le lieu à un public qui ne l’a pas forcément fréquenté.
L’immersion comme fil conducteur
Avant le lancement du jeu, Adrien Grimaud revient sur la trajectoire de The Hostel. L’établissement existe depuis neuf ans et s’est développé sur un modèle qu’il décrit comme « très immersif », avec des scénarios qui commencent dès l’arrivée des joueurs.
La peur y a longtemps servi de levier pour renforcer la crédibilité des expériences. Mais l’équipe insiste sur un principe : proposer une immersion qui reste maîtrisée. L’objectif n’est pas d’imposer l’horreur à tout prix, mais de permettre aux participants de ressentir des émotions fortes dans un cadre encadré. « On est capable d’adapter le niveau de peur », explique Adrien Grimaud.

- Adrien Grimaud lance la soirée immersive à The Hostel
- Au micro dans le salon principal de The Hostel, Adrien Grimaud présente la philosophie du lieu et les projets à venir avant le départ de la murder party. Cette prise de parole marque le début d’une soirée d’enquête immersive organisée pour faire découvrir les différents formats proposés par l’établissement bordelais.
Ce positionnement vise aussi à corriger une perception persistante : certains publics associent le lieu à des scénarios trop effrayants et hésitent à franchir la porte. Le message exprimé lors de la soirée est clair : l’immersion peut être vécue à différents degrés, chacun pouvant choisir l’intensité qui lui convient.
Des niveaux d’intensité pour orienter les joueurs
Pour rendre cette promesse plus lisible, les expériences proposées sont distinguées selon plusieurs niveaux d’intensité. Adrien Grimaud évoque une échelle allant d’un niveau « zéro », avec une salle présentée comme « pas peur du tout » ; jusqu’à un niveau 3 destiné à celles et ceux qui recherchent une expérience plus intense.
Certaines salles peuvent être adaptées à un niveau très faible, tandis que d’autres restent conçues pour un public recherchant davantage de tension. Ces niveaux fonctionnent comme des repères pour orienter les joueurs. Les murder parties, dont celle présentée ce soir-là, s’inscrivent dans les formats les plus accessibles, pensés pour permettre de découvrir les décors et l’univers sans composante horrifique marquée. Elles ont été mises en place notamment pour des groupes hésitant à participer à des scénarios plus intenses, en particulier dans le cadre d’événements d’entreprise.
La murder party comme démonstration
Le scénario de la soirée repose sur une enquête collective. Les équipes doivent interroger huit personnages, explorer dix lieux et accumuler des clés qui servent à la fois d’indices et de points de score. « Ces clés […] serviront de monnaie d’échange ainsi que de points de score », précise l’hôte, qui reste dans la fiction tout en guidant la progression.
Le rythme est soutenu : cinq minutes par espace, interdiction de revenir en arrière, restitution finale pour désigner le coupable. « À la fin des cinq minutes, vous devrez quitter immédiatement les lieux […] et vous ne pourrez jamais y revenir », annonce le maître de jeu.

- Une cellule au cœur de l’enquête
- Dans l’une des salles explorées pendant la murder party, les participants interrogent un personnage dissimulé derrière une porte de prison. Jeux de lumière, décors patinés et interactions scénarisées participent à l’immersion au fil de l’enquête.
L’expérience mêle jeu de rôle, enquête et mécanique d’escape game, avec un maître de cérémonie qui encadre le déroulé tout en maintenant l’immersion.
Au-delà du jeu lui-même, la soirée fonctionne comme une démonstration : montrer que le lieu peut accueillir des formats variés et accessibles, tout en conservant son identité immersive.
Des projets annoncés pour 2026
La présentation a également servi à évoquer plusieurs pistes de développement. Trois thèmes de murder party existent déjà, et d’autres doivent être ajoutés, dont un plus orienté vers l’horreur.
Un nouveau format inspiré de jeux de traîtres, proche de mécaniques à la Among Us ou Loup-garou, est en préparation. Il devrait mêler déplacements dans l’établissement et interactions entre participants, dans le cadre d’événements organisés tout au long de l’année.
Côté scénarios, une nouvelle salle est annoncée : la « chambre du majordome ». Elle fonctionnerait comme un entretien fictif pour intégrer le personnel du lieu, à mi-chemin entre action game et escape game.
Ce serait la dernière chambre créée sur le site bordelais actuel.
Enfin, un projet plus vaste, situé à proximité mais hors du bâtiment actuel, est évoqué pour la fin de l’année 2026. Il est décrit comme plus grand et plus immersif, sans détails supplémentaires à ce stade.
Une diversification des loisirs immersifs
La soirée, conçue comme une vitrine, met en lumière l’évolution d’un lieu qui cherche à élargir son public et ses formats. En misant sur l’immersion et sur la possibilité de moduler l’intensité des expériences, The Hostel tente de conserver son identité tout en attirant de nouveaux participants.
À Bordeaux, ces propositions s’inscrivent dans un paysage déjà dense d’activités immersives. La multiplication des formats, escape games, murder parties, jeux collectifs, témoigne d’une recherche constante de renouvellement. La soirée aura donné un aperçu des orientations d’un établissement qui, après neuf ans d’activité, entend poursuivre son développement en diversifiant ses expériences.
À retenir
The Hostel met en avant une immersion modulable, avec des niveaux d’intensité évoqués de 0 à 3.
La murder party est conçue comme un format d’enquête accessible, jouée ici en équipes et sur un temps limité.
Une nouvelle salle, la « chambre du majordome », est annoncée sur le site bordelais.
Un projet plus vaste et plus immersif est évoqué pour la fin de l’année 2026 à proximité du site actuel.
THE HOSTEL Escape Game
09 Rue Dumont d’Urville
33300 Bordeaux
https://thehostel.fr/

Ecrit par Jean-Sébastien Dufourg
Directeur de la publication
Créateur du site web et co fondateur du magazine en 2011
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