Bordeaux

Détenues de Bettina Rheims à la salle capitulaire

Ne pouvant se tenir à l’Hôtel de Lalande au Musée des Arts décoratifs et du Design pour cause de travaux, c’est à la salle capitulaire Mably que cette exposition dédiée à Robert Badinter a été installée jusqu’au 12 mai prochain.



Le lieu était beaucoup trop exigu pour recevoir tous les présents en même temps qui avaient décidé de se rendre à ce vernissage où se sont retrouvés de nombreuses têtes inconnues mais d’autres aussi bien connues de la vie bordelaise qui ne voulaient pas manquer l’occasion d’être là pour ce moment de la vie culturelle de la cité des bords de Garonne. Lors de cette inauguration de l’exposition après le mot du maire qui s’est félicité de la tenue de cette exposition en saluant l’effort constant du mécénat d’Élisabeth Wilmers pour le MADD, c’est l’auteure des images qui a pris la parole pour expliquer sa démarche et remercier tous ceux qui l’avaient aidé dans ce difficile parcours de réalisation de portraits et remercier post mortem Robert Badinter qui l’avait poussé à réaliser cette opération débouchant sur cette série de portraits de femmes en prison. Ce sont en moyenne d’une année sur l’autre deux mille cinq cents femmes qui se retrouvent en prisons pour des délits divers où s’inscrivent en filigrane le plus souvent la violence parfois même à un très haut niveau.

Bettina Rheims explique le pourquoi se son travail sous le regard d’Isabelle Gorce

Cette exposition est présentée en partenariat avec l’Institut pour la photographie (Lille, Hauts-de-France) avec la participation du Conseil Départemental de l’Accès au Droit de Gironde (CDAD-Tribunal judiciaire). Bettina Rheims dans son œuvre questionne le féminin et le genre comme dans cette série "Détenues" de 2014 ou dans "Modern Lovers" en 1990 et dans un autre genre elle a même réalisé le portrait de Jacques Chirac lors de son élection en 1995. La présidente Isabelle Gorce, première présidente de la Cour d’Appel de Bordeaux qui a aussi été directrice de l’administration pénitentiaire a pris la parole pour donner toute sa valeur cette démarche de l’artiste qui a permis de redonner de la valeur à l’image de ces femmes en prison. Isabelle Gorce lors de son passage comme directrice de l’administration pénitentiaire s’est beaucoup interrogée sur le rôle de la prison car pour elle l’enfermement n’a pas de sens, mais ce qui a un sens c’est ce que l’on peut faire en prison qui donne la possibilité de se reconstruire. Cette exposition avait été déjà présenté mais hors Bordeaux avec une faible répercussion et la photographe Bettina Rheims tenait à ce qu’elle soit présentée à Bordeaux compte tenu du fait que pour elle Bordeaux reste une ville d’art de de culture.

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur de Bordeaux Gazette


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