"Le grand soir" en avant première à Bordeaux

C’est à l’UGC Ciné-Cité qu’a été présentée "Le grand soir" par un de ses réalisateurs Benoit Delépine accompagné d’Albert Dupontel. Film grolandais sans concessions, qui décrit ce que le capitalisme a fait de plus détestable dans le développement des villes avec les destins décroisés puis croisés de ces deux frères. La sélection « Un Certain Regard » du festival de Cannes a donné un peu d’air frais au festival en offrant au "Grand Soir" un Prix Spécial du Jury. C’est le seul film français qui a d’ailleurs été primé.

Le film

Le Grand Soir est une notion définissant une rupture révolutionnaire, où tout est possible.
Synopsis : Les Bonzini tiennent le restaurant ’la Pataterie’ dans une zone commerciale. Leur fils ainé, Not, est le plus vieux punk à chien d’Europe. Son frère, Jean Pierre, est vendeur dans un magasin de literie. Quand Jean Pierre est licencié, les 2 frères se retrouvent. Le Grand Soir, c’est l’histoire d’une famille qui décide de faire la révolution... à sa manière.
Réalisé par Benoît Delépine, Gustave Kervern
Avec : Benoît Poelvoorde, Albert Dupontel,
Brigitte Fontaine, Areski Belkacem
Bouli Lanners, Serge Larivière
Stéphanie Pillonca, Miss Ming
Genre : comédie
Nationalité : Français
Durée 1h 32mn

Date de sortie : 6 juin 2012
Benoit Delépine et Gustave Kervern, non seulement réalisateurs mais aussi scénaristes, étaient partis sur une autre histoire liée au 11 septembre, mais ils se sont rendus compte après étude que travailler sur la théorie du complot n’était pas un bon choix, alors ils se sont posés la question : Quelle serait la vie de Diogène s’il vivait aujourd’hui ? Et leur réponse est celle donnée par le film avec un Benoit Poelvoorde en "punk à chien", mais il se fait que ce Diogène là a un frère d’ou la construction de l’histoire.

Benoit Delépine et Albert Dupontel


Benoit Delépine et Albert Dupontel
photo Bordeaux Gazette - Mireille Rajoely

Aussi bien l’un que l’autre ont été très loquaces devant le public Bordelais et il y avait quelques personnes dans la salle qui avaient participé au film en tant que figurant car l’essentiel du tournage ayant eu lieu à Bordeaux ou plus exactement à Bègles ou c’est la mairie qui a convaincu la direction de Carrefour que le film se tourne sur leur parking. Benoit Delépine était déjà venu présenter "Mammuth"qui mettait en scène un Gérard Depardieu à la recherche de ses justificatifs de retraite. Ce dernier tient un rôle dans le film.
Benoit Delépine
"L’aspect primal du film c’est Diogène a une époque ou la Grèce n’était pas en faillite. On avait écrit l’histoire pour une ville normale, dans un appartement normal, on trouvait ça bien mais c’est normal, on avait écrit l’histoire. Notre producteur trouvait l’histoire pas mal, mais ça ne lui produisait pas un effet enthousiaste et c’est vrai que quand l’idée est venu de tout transposer dans une zone commerciale, ça a tout changer et il y a plein d’autres images qui sont venus et l’enthousiasme des uns et des autres"
Albert Dupontel
"Ça fait vingt ans que je connais Benoit, on s’amuse bien, je comprends tout à fait ce qu’ils font, leurs angoisses, leurs folies....j’ai eu un plaisir énorme à le tourner, j’ai beaucoup d’admiration pour ces deux guss"
Benoit Delépine

Benoit Delépine, Albert Dupontel et Jean-Pierre Guérin
photo Bordeaux Gazette - Mireille Rajoely


"L’interprétation du Diogène des temps modernes c’est ce qu’on voulait montrer. J’ai de l’admiration pour le philosophe de l’Antiquité et pour ceux qui décident d’être punk à chien aujourd’hui, souvent des jeunes en rupture de banc avec leur famille, avec leur profession, qui décident de prendre un clébard et qui partent à l’aventure, j’ai plus d’admiration pour eux que pour ceux qui vont chercher des sponsors pour leur formule 1. C’est une autre forme d’aventure mais celle là on l’a juge courageuse. Quand Albert essaie de convaincre un paysan de ne pas se suicider, c’est plus original et çà a plus de panache. La fin de tous les punks à chien n’est pas heureuse, c’est une période de leur vie dont ils se souviendront toujours s’ils sont vivants !"
Albert Dupontel
"Le bonhomme que je fais, il a de l’ambition sociale... Le punk est un punk sage et il commence a paniquer quand il voit son frère devenir excessif. Il y a comme un transfert d’énergie... C’est l’expression d’une radicalité."

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Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur et rédacteur en chef de Bordeaux Gazette


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