Bordeaux

« Émotion et soulagement » des socialistes bordelais

La victoire de François Hollande aux élections présidentielles a signé un tournant dans l’histoire de la République Française. Rencontre avec Michèle Delaunay, Daniel Jault, Jean Touzeau et Jaqueline Madrelle, socialistes bordelais qui nous confient leurs sentiments à l’heure du retour de la gauche au sommet de l’État.

Michèle Delaunay répond aux questions de Bordeaux Gazette
Photo Mireille Rajoely

Comme beaucoup d’autres ce dimanche soir, le maire socialiste de Lormont, Jean Touzeau reconnait avoir éprouvé « beaucoup d’émotion » lors de la victoire de François Hollande, de l’émotion « pour l’avenir, pour la jeunesse ». Et dans sa commune, le candidat socialiste a obtenu l’un des meilleurs scores de la région, avec près de 70% des voix ; c’est pour lui significatif d’une véritable volonté de changement.

Pour Jacqueline Madrelle, membre du conseil d’administration de la fondation Danielle Mitterand et femme du président du Conseil Général de la Gironde, ce fut une victoire historique, qui résonne des « accents » de François Mitterand. « C’est une étape très importante pour notre pays. Notre pays qui va se trouver à nouveau rassemblé autour des valeurs de gauche, de fraternité, de solidarité, de progrès ». Pour Jacqueline Madrelle, il est clair que le changement était indispensable, alors que « la France était coupée, stigmatisée, avec des Français montés les uns contre les autres ». « Je pense que François Hollande va être un grand président », ajoute-t-elle.

Daniel Jault, Conseiller Général du canton de Bordeaux VII, adopte-lui un discours beaucoup plus ferme : « cet énergumène nous a fait vivre une semi-dictature ». Il dénonce le monopole qu’a exercé Nicolas Sarkozy durant son mandat, « il possédait tous les pouvoirs, alors qu’il aurait dû les redistribuer ». Finalement, « il n’était là que pour satisfaire les grands groupes financiers du CAC 40 et le MEDEF », conclut-il. Aussi, la réussite de François Hollande est une grande satisfaction pour Daniel Jault. Il avoue son enthousiasme concernant le développement régional et ajoute qu’il faudra « accentuer la décentralisation et donner plus de responsabilités aux collectivités locales afin de développer principalement la recherche et le monde étudiant ».

Enfin, la député sortante de la 2e circonscription de Bordeaux assume, elle aussi, « une grande fierté ».

Nicolas Florian répond à la presse
photo Bordeaux Gazette - Bernard Lamarque

Elle tient à rappeler le parcours exemplaire du candidat socialiste, « il n’a pas dévié de sa ligne ; il a montré que l’on peut être un homme très obstiné, avec un caractère d’acier, et un homme gentil, attentif aux autres et qui respecte les gens ». C’est pour elle cette dualité de caractère qui a porté François Hollande au sommet de l’État. Néanmoins, la député socialiste reste réaliste : « on a gagné, maintenant il va falloir réussir ». Puisque, que ce soit pour le nouveau président de la République ou pour la député sortante, la bataille est loin d’être terminée. L’un devra « redonner à la France les valeurs et la fierté » qu’elle a perdu, alors que pour la candidate aux législatives, il revient la lourde responsabilité de « transformer l’essai » et d’apporter sa voix socialiste au Parlement. En juin prochain, la député sortante Michèle Delaunay affrontera donc son adversaire UMP Nicolas Florian — successeur désigné lundi par Alain Juppé — lors des élections législatives pour la 2e circonscription de Gironde.

Ecrit par Nicolas Pastor


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