Ecologistes et politiques

Greenpeace

C’était au tout début des années 70, les Etats-Unis s’embourbaient dans la guerre du Vietnam, les essais nucléaires bâtaient leur plein, les premières offenses à la nature étaient relevées, critiquées et parfois vilipendées. C’est à cette époque qu’une ONG d’un nouveau type apparut sur la scène. C’était à Vancouver, les créateurs étaient issus d’un monde marginal, celui des quakers, des hippies, des déserteurs de la guerre du Vietnam et aussi du monde des journalistes. Ils voulaient lutter pour la planète et pour le pacifisme. Leur vint deux mots pour baptiser leur ONG : green et peace. Greenpeace était né et le monde allait quelque peu changer.

On ne parlait pas encore d’écologistes ni de lanceurs d’alerte, mais Greenpeace veillait aux droits des hommes et aux libertés. Il s’attela à la guerre du Vietnam qui n’en finissait pas de rebondir d’années en années jusqu’à devenir la plus longue guerre du XX° siècle : 15 ans. Il s’opposa aussi aux essais nucléaires réalisés par les américains en Alaska. Ce fut un vrai succès : Les américains abandonnèrent leurs essais dès l’année suivante en 1972 et se retirèrent du Vietnam en 1975. Greenpeace, auréolé de ces deux réussites, fut convaincu que ses actions étaient décisives. L’idée d’élargir sa présence dans le monde entier germa au point de créer Greenpeace international et d’étendre les bureaux de l’ONG sur toute la planète. Désormais l’empreinte de Greenpeace ne bougera plus. Ses activités concerneront principalement les énergies renouvelables, la sauvegarde de la biodiversité, la suppression des organismes génétiquement modifiés, la sortie du nucléaire…

Le mode d’intervention est toujours le même, des actions non violentes, très médiatisées, souvent à bord de bateaux. A ces actions, Greenpeace va ajouter sa fonction d’expert auprès des grandes institutions mondiales et nationales. D’expert, Greenpeace va glisser vers les groupes d’intérêt, de pression et enfin vers le lobbying. La question est de savoir si il y a compatibilité entre l’action agitatrice qui vise à soulever l’opinion publique et l’expertise au profit des institutions qui va, tôt ou tard, concerner les partis politiques. C’est exactement la question que nous devons nous poser pour Greenpeace mais aussi pour toutes
les ONG et en particulier les ONG « environnementalistes » qui nous concernent essentiellement.

L’idéologie des ONG écologistes.

Dans la foulée de Greenpeace, de nombreuses ONG ont été créées pour défendre l’intérêt public et pour défendre la planète. C’est à cette époque, dans les années soixante-dix, que l’écologie émerge, s’installe, et se structure avec les premières ONG. Le mot « écologiste » renforce l’idée d’une action pour protéger la nature malmenée par une croissance économique débridée qui ne se soucie en rien des risques qu’elle génère. Sur ce fond politique, le nucléaire jusqu’ici réservé aux bombes destructrices, déborde dans le quotidien afin de produire l’électricité. Les écologistes vont faire de la lutte contre le nucléaire leur emblème. Quarante ans plus tard, rien n’a changé et la sortie du nucléaire reste leur objectif primordial. Tout ce qu’ils ont pensé, voulu, défendu, imposé tourne autour de ce bannissement. C’est là, dans cette répulsion que l’idéologie s’est ancrée dans le cerveau des écologistes. L’approche scientifique est alors refoulée et dans l’espace libéré se glissent les idées fausses. En voici l’exemple le plus significatif.

L’invention du siècle : L’éolienne, la merveilleuse

C’était au tournant du siècle, un peu avant, le réchauffement climatique s’installait au fond des consciences sans vraiment déranger le quotidien des terriens, était-ce vrai ? était-ce faux ? Le temps n’était pas encore venu de s’inquiéter, déjà on pensait à la bascule que représentait le passage au XXI° siècle. On pouvait tout espérer. Les innovations se nourrissaient à la flamme de l’esprit humain, elles se multipliaient, se perfectionnaient, se métissaient entre elles, brillaient et disparaissaient en laissant une trace évanescente qui n’en finissait pas d’éclairer un ciel bleuté annonçant les meilleurs auspices pour un futur à portée de main.

C’est alors qu’apparu un nouveau jouet qui avait longtemps mûri au cœur des moulins à vent : L’éolienne. Les moulins de Mon Cœur. C’était comme une panacée, une apparition qui se dévoilait au moment précis où le principe des énergies renouvelables battait son plein. L’homme était au rendez-vous, 25 rue de la Grange-au-loup. Alors les ONG et les écologistes entrèrent dans la danse. Ce ne fut qu’enthousiasme, qu’émerveillement. Il fallait doter les cinq continents de ce petit bijou de jouet (bien qu’il ne fut pas si petit que çà). Ainsi, les énergies fossiles allaient disparaître au profit des renouvelables, les gaz à effet de serre allaient se dissiper, un autre monde nous attendait, un monde plus beau, plus clair, plus pur. Greenpeace jubilait, les écologistes rugissaient, les partis politiques obtempéraient devant leurs recommandations toujours pertinentes. Ainsi des liens très étroits se créèrent entre eux. Les éoliennes allaient définitivement remplacer les centrales nucléaires. La quantité de gaz à effet de serre serait drastiquement réduite dans l’atmosphère.

Vingt ans après, la situation a empiré, l’exploitation du pétrole, du charbon, du gaz, du schiste a augmenté de 36% entre l’an 2000 et l’an 2015 et continue d’augmenter (source : key world energy statistics de l’AIE). La France a engagé 120 milliards dans les énergies renouvelables. La France est couverte par plus de 8000 éoliennes qui produisent 6% de l’électricité en France. Oui, 6% ! C’est peu ! Si peu.

Que s’est-il donc passé ? Une fois encore, nous sommes dépendants de la nature : Le vent est aléatoire. Il peut être inexistant, trop faible ou trop fort. Il ne peut jamais être celui qui est souhaité : Un vent constant autour de 50/70 km/h. Un rêve qui ne se réalisera jamais. Alors, en attendant l’impossible, il faut pallier les absences de vent (ce que l’on appelle les intermittences) par une autre source d’électricité. En France cette source ne peut provenir que des centrales nucléaires. C’est le nucléaire qui supporte les éoliennes.

Nota : Il y aurait bien sûr la possibilité de stocker l’énergie produite par les éoliennes pour l’écouler lors des intermittences mais le stockage à lui seul demande tellement d’énergie qu’il réduirait de 75% l’énergie produite. Autant tout arrêter et attendre des jours heureux où ce problème sera résolu.

Vous pourriez objecter que ce soutien des éoliennes par le nucléaire est rare, voici la preuve du contraire : On appelle facteur de charge d’un système le ratio entre l’énergie qu’elle produit sur une période donnée et l’énergie qu’elle aurait produite durant cette période si elle avait constamment fonctionné à puissance nominale. Le facteur de charge d’une éolienne tourne autour de 20%. En d’autres termes, l’éolienne fonctionne mal 80% du temps. La rentabilité est donc très faible d’où le mini pourcentage de 6% de production d’électricité avec 8000 éoliennes et une dépense de 120 milliards d’euros !

Et pourtant vous entendez tous les jours l’intérêt des éoliennes et la nécessité de multiplier leur présence sur le sol français. Dans les délires de certains écologistes, on parle de 50.000 éoliennes en France en l’an 2050. Déjà les écologistes se raccrochent à une autre invention, plus performante, moins sonore, plus respectueuse de la nature : Les éoliennes off-shore.

Les éoliennes off-shore (en mer).

Loin de la côte, elles nous dévoilent un incroyable ballet de pales qui s’agitent dans tous les sens. C’est sûr, cette fois-ci, c’est l’innovation attendue, celle qu’il nous fallait. Certes, les investissements initiaux sont très sensiblement plus chers. Certes, l’éolienne est soumise aux efforts des vents mais aussi à ceux crées par les courants. Certes, l’énergie produite reste intermittente comme les éoliennes sur terre. Certes, la maintenance est plus compliquée et plus couteuse que sur terre. Certes, le raccordement électrique nécessite l’installation de câbles sous-marins. Mais globalement, c’est très positif.

Dans la continuité des premières éoliennes, les écologistes n’ont pas de mal pour imposer ce nouveau produit d’autant que le on-shore commence à décliner sérieusement avec des performances beaucoup plus faibles que celles attendues à une époque très récente quand l’idée de déboulonner le nucléaire était l’objectif N°1. Ainsi, la France engagera 25 milliards d’euros pour le off-shore.

Le succès commercial des éoliennes

Quelles que soient les performances des éoliennes, il n’en demeure pas moins que leur succès commercial est indéniable. L’industrie s’accapara ce nouveau produit et tous les pays d’avant garde se dotèrent d’éoliennes. Ce succès se prolonge et persiste, les entreprises se frottent les mains, les écologistes (français) y voient une solution pour réduire le chômage. La Chine s’est accaparé l’essentiel du marché, les éoliennes s’élèvent çà et là, près des côtes de préférence mais aussi à l’intérieur des terres et à terme au loin, en mer. Certes, il y a quelques critiques sur l’esthétique des nouveaux paysages, sur les oiseaux qui sont pris dans les pales, sur les ondes sonores qui dérangent les habitants des villages environnants mais avec le temps, avec l’expérience et surtout avec le off-shore, ces incommodités devraient disparaître. Enfin, il faut le croire.

Le plus remarquable dans ce succès des éoliennes restera l’enthousiasme unanime sur les cinq continents. Le monde entier se couvrit d’éoliennes. Il y eut l’avant et l’après, le basculement se situe autour de l’an 2000. Il n’y avait rien et voici qu’est apparue la merveille. « La merveille est annoncée par ce cri : O merveille » nous dit Saint John Perse : Il a suffi que les éoliennes soient déclarées merveilleuses pour qu’elles le deviennent. Un moment rare où le monde fut en totale osmose. Aujourd’hui, il y a plus de 500.000 éoliennes dans le monde et toujours autant de GES.

Sens dessus dessous

Il nous faut revenir sur l’idéologie des ONG écologistes pour comprendre comment les idées fausses s’enchâssent dans le cerveau des hommes jusqu’à en oublier l’objectif initial.

Dans la lutte contre le réchauffement climatique – c’est assez simple pour être compris – l’adversaire est unique : les gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère doivent être drastiquement réduits. Comment donc est-il possible que ces gaz ne cessent d’augmenter depuis les années 2000 ?

Pour réduire les gaz à effet de serre, il faut s’attaquer aux causes de ces gaz. Elles sont bien connues depuis longtemps. Le graphique suivant nous les rappelle, pour la France. Elles sont les mêmes dans tous les pays du monde, seul le pourcentage des secteurs d’activités varie.

En l’an 2000, le réchauffement climatique laisse à penser qu’il est nécessaire d’agir vite sur chacun de ces secteurs. C’est alors que les ONG écologistes ont commencé par faire pression sur les politiques pour installer des éoliennes sur la surface de la terre !! C’est un peu comme ce patient qui entre en clinique pour ce qui apparaît être un AVC et dont on vernit, en premiers soins, les ongles des pieds et des mains.

Depuis l’an 2000, les investissements pour le développement des énergies renouvelables atteignent dans le monde entier des milliers de milliards de dollars (120 milliards en France). Imaginez ce qu’aurait pu être ces investissements appliqués aux causes des GES !! En France, c’eut été les transports, l’agriculture, et les bâtiments qui en auraient profité. Hélas, très peu fut fait.

Le temps perdu de ces premières années du siècle a débouché sur un changement climatique effrayant, les tempêtes, les inondations, les incendies, la montée des eaux, les côtes érodées, les iles submergées, tous les records de chaleur battus, le pôle nord en fonte, les ours polaires en perdition et une disparition du vivant dramatique avec des conséquences pour notre vie et notre économie. L’homme prend en pleine figure le boomerang qu’il a lancé. Tant pis pour cet imbécile que nous sommes tous. Ce sont nos enfants qui vont en payer le prix. Cette larme envieuse de fondre fait trembler à mes regards humains une variété de funèbres chemins (Valéry).

Le comble

C’est la face éblouie que nous venons de voir mais il y a la face cachée. Nous avons cru jusqu’ici que les éoliennes ne génèrent pas de gaz à effet de serre. Nous aurions tant aimé mais la vérité est là, impassible et violente à la fois. Le complément nécessaire au fonctionnement ininterrompu des éoliennes impose une autre source d’électricité. En France, nous faisons les choses bien, nous compensons avec les centrales nucléaires qui ne génèrent pas de GES, on peut donc dire que nos éoliennes sont propres. C’est aussi le cas en Suède et en Norvège avec les barrages hydroélectriques. Mais pour beaucoup de pays ce n’est pas possible, ce sont les centrales à charbon qui compensent. C’est le cas pour l’Espagne, l’Allemagne, le Royaume uni, l’Italie, La Chine, le Japon, l’Inde, etc. Il faut le dire : les éoliennes génèrent des GES. L’émission des GES dues aux éoliennes augmentera linéairement avec la progression des éoliennes (à moins de compenser avec le nucléaire). Les éoliennes n’étaient pas la bonne solution dans le passé, elles ne seront pas une solution dans l’avenir à moins d’être capable de stoker l’énergie produite sous quelque forme que ce soit. Un rêve qui n’est pas près de se réaliser.

Les illusionnistes

Nous avons piteusement perdu notre première chance en l’an 2000 en ne s’attaquant pas violemment à la réduction des gaz à effet de serre, nous en avons subi les conséquences les plus désastreuses pour notre chère et belle planète. Désormais notre destin est suspendu à des actions communes à tous les pays, immédiates, percutantes presque héroïques et voici qu’une ombre noire s’étend sur nos cinq continents. Jamais notre monde n’a été gouverné par des illusionnistes qui dédaignent l’imminence de la fin.
• Xi Jinping, président à vie de la Chine, un Bouddha non éveillé qui endort ses adversaires.
• Trump, son rival, un mutant, un « outler », le parangon de l’individu aberrant.
• Poutine, madré, matois, grand spécialiste de la manipulation et de la désinformation lors des élections dans les pays concurrents.

Tous les trois font partie du quatuor de tête des pays les plus polluants. Aucun d’eux ne croit au réchauffement climatique. Ils apparentent les modifications du climat à un éternuement du soleil, une évolution vénielle et pourtant, ils en sont la cause principale.

55% d’émission de CO2 sont produits par ces 4 pays : La Chine, Les Etats-Unis, L’Inde et la Russie.

Les convaincus

Aussi désespérant que cela puisse nous paraître, il nous faut s’engager en doublant notre volonté pour compenser les illusionnistes qui regardent ailleurs. Nous devons allumer une lueur de désespoir aux confins de leur indifférence pour éclairer la réalité qu’ils ne peuvent pas voir, charmés par eux mêmes comme l’était Narcisse. Voici quelques espoirs qu’il nous faut exploiter jusqu’au bout de notre courage.

• La création d’une banque européenne du climat et d’un fonds spécifique, totalisant 300 milliards d’euros par an.
• Oublier l’hyperconsommation, la source de tous nos maux, la cause de la déperdition de nos ressources.
• Nous vivons les prémices de la transition démographique en Europe, en Amérique, en Afrique et en extrême Orient. Moins de terriens = moins d’énergie à consommer.
• Rompre avec la dictature du PIB. La faiblesse de la croissance ces dernières années est un premier pas vers une autre économie, moins agressive, plus centrée sur le social et moins sur les grosses entreprises. L’heure des petites et moyennes entreprises à sonner. C’est l’heure de la subsidiarité et de la dimension humaine.
• Associer la technique et le social dans toutes les innovations. Le robot devient rebut et le gros (symbole de mal bouffe) devient sec (symbole de l’équilibre).

En aparté : Le nucléaire demain : 0 ou l’infini ?

Disons le clairement, le nucléaire a ses inconvénients : La maintenance des centrales est complexe et chère d’autant plus que les centrales sont anciennes. En outre, le risque d’attentat ne peut pas être exclu et l’enfouissement des déchets est un combat de toujours des écologistes et autres ONG bien que le danger soit limité. Pour chacun de ces risques, il existe des solutions qui ont été implémentées avec succès mais personne ne pourra jamais dire que le risque zéro existe. C’est un fait.

Pour comprendre le nucléaire, il faut d’emblée affirmer que ce n’est qu’une solution temporaire qui s’éteindra à terme, ne serait-ce que par la réduction progressive des gisements d’uranium. Alors disparaîtront avec lui les risques qui sont tantôt amplifiés, tantôt minimisés.

Un autre nucléaire pourrait voir le jour, un nucléaire plus propre, avec quasiment aucun risque. Ce nucléaire est basé sur la fusion par opposition au nucléaire actuel basé sur la fission. La fission s’exerce sur les éléments lourds (principalement uranium et plutonium) alors que la fusion s’exerce sur les
éléments légers (hydrogène, hélium, tritium, deutérium). Notons que l’uranium est 92 fois plus lourd que l’hydrogène.

Illustration de la différence entre fission et fusion nucléaire.
Source Futura Sciences © https://www.futura-sciences.com/sciences/dossiers/physique-voyage-coeur-matiere-176/page/7/

Pour rassurer les ONG qui sont naturellement anti-fusion (« fuyons le nucléaire ») disons-leur que la fusion ne génère pas d’effet de serre, que l’emballement de la réaction en chaine (catastrophe de Tchernobyl) n’est pas possible, que les déchets radioactifs produits sont très limités et leur demi-vie est de l’ordre de l’enfance (12,5 années) à opposer à la demi-vie quasi infinie de l’uranium de plus de 700 millions d’années, enfin que le dégagement énergétique de la fusion est 5 fois plus efficace que celui de la fission.

Mais, à ce jour, la fusion d’éléments légers pour générer de l’énergie n’est pas maîtrisée. Elle ne le sera pas avant une quinzaine d’années. Plusieurs projets sont en cours dans plusieurs pays. La France est responsable du projet ITER à Cadarache. L’idée de base est d’exercer la fusion sur deux isotopes de l’hydrogène, le deutérium et le tritium. Le deutérium est présent massivement dans l’eau de mer (il y a autant de deutérium dans l’eau de mer que de sel) et le tritium, généré à partir du lithium, lui même caché dans l’écorce des arbres. La principale difficulté à laquelle les chercheurs se heurtent est la fabrication du réacteur qui doit être porté à la température monstrueuse de 150 millions de degrés. A ce jour, le matériau capable de résister à cette température n’est toujours pas mis au point.

Si ces projets s’avéraient être des réussites, ce serait autant un jackpot qu’un défi pour notre planète. D’abord, Le pétrole deviendrait inutile, la diminution des gaz à effet de serre s’enclencherait mais de manière très lente. Plusieurs siècles seraient alors nécessaires pour éliminer les gaz à effet de serre dans l’atmosphère, la température diminuerait progressivement mais lentement pour retrouver une moyenne de 15°C. Au final l’énergie obtenue serait infinie, tout serait donc rendu possible et nous encourrions l’inexorable risque d’affronter la folie des hommes qui pourrait nous conduire vers un avenir pire que celui auquel nous essayons présentement d’échapper. L’homme ne sait pas se restreindre. L’homme est une sorte de Gargantua avide qui n’en finit pas de consommer. Mais d’ici-là peut-être apprendrons-nous, dès l’école, la paucité et mieux encore, le respect de la nature.

Ecrit par Serge Sampoux


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