Bordeaux

Coup d’envoi du Festival Climax 2019

A l’heure ou la planète à l’air de s’embraser, le Festival Climax 2019 fait le point sur un certain nombre de problèmes liés au climat et à l’urgence climatique car ce que l’on sait, c’est qu’en 2050 Bordeaux aura le climat de Séville.

C’est Philippe Barre qui a ouvert ce Festival Climax 2019 en remerciant tous ceux qui avaient permis que ce festival se tienne car BMA ( Bordeaux Métropole Aménagement ) s’est fait menaçant et il fait preuve d’un manque total de courtoisie en polluant l’atmosphère sonore pendant les conférences ce qui contraint Climax a augmenter le volume de la sono mais personne ne s’en plaint. Il a conté comment l’idée du thème de ce Festival 2019 était venu lors de l’année 2018 à partir d’une réflexion avec l’idée qu’un populiste réactionnaire puisse arriver à la tête du Brésil en la personne de Jair Bolsonaro, un Trump d’Amérique du Sud et c’est ce qui est arrivé d’où cette évolution sur l’obscurantisme. "Nous avons décidé de consacrer cette édition à l’Amazonie". Le peuple brésilien est profondément divisé et les écologistes sont à l’index, il est très dangereux d’être un activiste de l’écologie au Brésil car on y risque sa vie. L’Amazonie brûle avec beaucoup de violence mais ce n’est pas le seul endroit de la planète, il y a aussi l’Afrique, la Papouasie, les steppes de Sibérie, partout où la déforestation fait des ravages au détriment des populations autochtones. Philippe Barre a précisé "Nous avons le devoir de rappeler que tout ceci s’est construit sur le déracinement". Tout s’est plus ou moins construit sur la spoliation et la barbarie avec un développement dans l’inégalité dont l’exemple type est cette Amazonie avec l’effondrement de la bio-diversité et des hordes au service de la déforestation.

Nicolas Thierry et Arnaud Leroy

Un archipel des consciences est en train de naître et cet archipel est constitué de nombreuses îles mais elles ne sont pas reliées et ce n’est qu’en se reliant qu’elles constitueront un contre courant massif. En l’absence de Samanta Novella de Nature Rights, retenue et retardée, c’est Nicolas Thierry Vice Président de la région Nouvelle Aquitaine en charge de l’Environnement et la biodiversité qui a pris sa place dans cette conférence inaugurale à côté d’Arnaud Leroy, Président du Conseil de l’Administration de l’ADEME et Karfa Diallo qui dirige actuellement l’association internationale Mémoires & Partages, basée à Bordeaux et à Dakar. Le cacique Raoni incarne la résistance à l’évolution du monde car l’enjeu est un basculement culturel pour nous faire prendre conscience que nos actions si modestes soient elles dans le sens de la marche de ce monde mercantile et dévastateur nous entraînent à faire disparaître la biodiversité. Marcher et s’indigner ne va pas suffire et qu’il va falloir faire autre chose de plus efficace pour Nicolas Thierry. Arnaud Leroy est venu dire que l’ADEME était en première ligne car la forêt guyanaise est une forêt domaniale qui appartient à l’Etat, ce dernier doit faire respecter ce statut, ainsi la France se trouve concernée car on est frontalier avec le Brésil sur cette partie du monde. Pour Karfa Diallo, il est évident que cela a commencé depuis bien longtemps et que sa lutte passe par l’énergie de la mémoire en soulignant qu’il y a cinq millions de noirs au Brésil et que si la traite négrière a disparue, l’esclavage est bien vivant.

Philippe Barre et Karfa Diallo

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur et rédacteur en chef de Bordeaux Gazette


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