Bordeaux

L’art préhistorique de l’Atlantique à la Méditerranée : une exposition inédite composée d’objets préhistoriques très rares

Du 25 mai au 7 janvier 2024, l’exposition « L’art préhistorique de l’Atlantique à la Méditerranée », au Musée d’Aquitaine de Bordeaux, présente un nombre exceptionnel d’objets préhistoriques, dont certains inédits et d’autres rarement montrés au public français.



Depuis la dernière exposition sur l’art préhistorique des Pyrénées, au musée d’archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye, en 1996, de nombreuses découvertes sont venues enrichir nos connaissances. Ainsi, après plus de vingt ans, le Musée d’Aquitaine de Bordeaux vous propose du 25 mai au 7 janvier 2024, une exposition inédite sur « L’art préhistorique de l’Atlantique à la Méditerranée ». En remontant 40 000 ans dans le passé, le public pourra découvrir ces objets provenant des grands musées de Préhistoire en France, en Espagne et au Portugal. Pour que tout le monde puisse découvrir les secrets que renferment l’art préhistorique, l’exposition est disponible en français, en anglais et en espagnol. Des vidéos sous-titrées accompagnent les visiteurs tout au long du parcours et pour les plus jeunes, un parcours ludique (jeux de manipulation, énigmes, etc.), leur permettent de suivre l’exposition à leur manière. Enfin, durant toute la durée de l’exposition, le musée propose deux temps calmes de visite chaque semaine : les samedis de 13h30 à 14h30 et les jeudis de 16h30 à 17h30. La diminution de la luminosité et des sons ambiants est prévue pour une visite en toute sérénité.

Les biches du Chaffaud, aujourd’hui considérées comme le premier objet d’art préhistorique.

Les objets d’art préhistoriques sont effectivement les plus anciens que l’Homme n’est jamais créé, pourtant leurs premières découvertes datent seulement du XIXème siècle. A ce jour, le premier objet d’art préhistorique reconnu est un os sur lequel deux biches sont gravées. Les biches du Chaffaud ont été découvertes dans la grotte du Chaffaud avant 1845 et reconnues comme une œuvre d’art paléolithique en 1861 par Edouard Lartet.
Grâce à ces traces du passé laissées par nos ancêtres, nous avons pu interpréter le monde dans lequel ils vivaient. Ces groupes étaient des chasseurs collecteurs nomades, la nature, et plus particulièrement la faune, faisait partie intégrante de leurs cultures, de leurs modes de pensées. Nous avons pu comprendre l’évolution de notre climat et l’évolution du niveau de la mer. Datées des espèces disparues, que les hommes préhistoriques représentés sur des os leurs appartenant, les dessinaient dans des grottes...
Mais pendant très longtemps, l’ancienneté de l’Homme et sa contemporanéité avec des animaux disparus a été controversé. L’art pariétal, autrement dit, l’ensemble des œuvres d’art réalisé par l’Homme sur des parois de grotte et abris-sous-roche, a été considéré comme l’œuvre de faussaires. Après, la découverte de gravures sous de nombreuses couches archéologiques dans la grotte de Pair-non-Pair en 1896, impossible de ne pas reconnaître le fruit du travail des Néandertaliens.

L’exposition vous informe sur les nouvelles méthodes d’étude et de restitution, comme les fac-similés ou la 3D. Mais aussi sur la reproduction d’objets qui sont très fragiles, ils peuvent se détériorer en les étudiant ou en les transportant.
Vous n’êtes pas censé savoir qu’à cause du réchauffement climatique et des risques d’érosions des grottes très célèbres ont dû fermer comme Altamira en Espagne et Lascaux en France. Pour les mêmes raisons, celles d’Ekain en Espagne, Cussac ou encore Chauvet en France ne verront jamais de visiteurs. La solution pour faire découvrir ses anciennes œuvres est alors de reproduire des copies en calquant les originales. Le déroulé des étapes et le ressenti des artistes qui reproduisent les peintures et gravures de nos ancêtres est expliqué.
Des parures (dents percées, coquillages marins, objets en ivoire de mammouth, pendeloque en ambre, perles ou pendentifs) occupent également une grande partie de l’exposition. Elles nous renseignent sur le fonctionnement des sociétés préhistoriques. Un art invisible, dont seuls les instruments (conques, flûtes, sifflets, racleurs et rhombes) subsistent est aussi évoqué à la fin de l’exposition : la musique.
Un lien est-il possible entre l’emplacement des dessins, peintures et gravures dans les grottes et l’acoustique des grottes ?
Pour en connaître d’avantages sur l’art Paléolithique des Pyrénées, il n’y a qu’un moyen, venir de 11h à 18h du mardi au dimanche entre le 25 mai et le 7 janvier 2024, au Musée d’Aquitaine, à Bordeaux.

Ecrit par Charline Guicheney


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