Bordeaux

Jean Sabrier, Ce qu’on ne voit pas : Au delà de la perception

Jusqu’au 28 avril 2024, un an après son ouverture, se tient l’exposition Ce qu’on ne voit pas de Jean Sabrier au Musée d’art contemporain de Bordeaux. L’installation présente le travaille de l’artiste dans tout son éclectisme. Plus de 70 pièces, disposées pour appeler un cheminement intuitif au long des salles, invitant à découvrir un artiste trop peu reconnu.



Des machines imaginaires, des croquis techniques et des trompe-l’œil réfléchis, c’est ce qu’offre aux spectateurs l’exposition à l’honneur de Jean Sabrier. Faite pour les plus curieux d’entre nous, son aspect scientifique rappelle les conceptions de Léonard de Vinci : la volonté de création est enfantine et la réalisation est mûre. Pourtant ici l’ingénierie est de l’ordre de l’art plus que de l’artisanat car les inventions ne poussent pas la technique à ses limites, mais bien l’imagination. L’exposition plonge ses visiteurs dans une experience au plus intime de la curiosité.

Au fil des salles, le visiteur découvrent les travaux de l’artiste, et à travers eux, ses inspirations et références aux piliers de l’histoire de l’art. La composition des oeuvres choisies permet ainsi une entrevue dans l’esprit foisonnant de Jean Sabrier, mettant à l’honneur un artiste de la région dont la renommée ne représente pas le talent. De Cestas, sa commune natale, où son affection pour le surréalisme et la poésie l’ouvre au monde de l’art dans les années 1970, à la National Gallery de Londres où il découvre Les Ambassadeurs (1533) de Hans Holbein, le parcours de l’artiste est riche de diversité. Il commence la peinture en autodidacte et dépasse ses références en jouant sur les perspectives et les limites de l’œil humain. Jean Sabrier exploitent des méthodes comme le trompe-l’œil qui distingue ses oeuvres par leur aspect espiègle

Jouer sur ce qui est perceptible et ce qui ne l’est pas, voilà le sens du travail de Jean Sabrier. En laissant une part de mystère aux spectateurs, l’artiste rend possible toutes les analyses, et à chaque angle une vision et une explication nouvelle apparait. Une exposition qui montre que quand l’artiste arrive à diriger l’attention du spectateur sur ce qu’il veut lui montrer, la compréhension va plus loin que la perception de l’œil et se transforme en un « sentiment qui voit ». C’est ce qu’explique Bernard Noël dans son livret dédié à l’exposition.

Ecrit par Anna Vandercolden


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