Bordeaux

L’urbanisme de Bordeaux Bastide mis en question par Emmanuelle Ajon

En effet depuis quelques années Bordeaux Rive Droite a retrouvé de l’intérêt aux yeux de la municipalité de Bordeaux, et elle ne peut que s’en féliciter. Une des plus grande réserve foncière qu’une des grandes villes de France n’a jamais possédée faisant face à une architecture XVIIIème remarquable classée au patrimoine mondial de l’Unesco, tel était et est l’enjeu du renouveau du quartier de la Bastide.

Elle est conseillère municipale et conseillère régionale ; de plus elle habite Bordeaux Bastide et est donc en prise directe avec la problématique du quartier. La première ZAC qui a créé la ligne de rive n’est pas une très grande réussite esthétique face au cœur historique de Bordeaux et sa prestigieuse façade fluviale. Du reste, lors de la présentation du projet Darwyn, Winy Maas - urbaniste du projet - n’a pas hésité à reconnaitre que les choix retenus n’étaient pas très pertinents. Autour d’Emmanuelle Ajon étaient rassemblés : Michèle Delaunay - députée de la deuxième circonscription de la Gironde -, Jacques Respaud - Conseiller Général de Bordeaux Sud -, Daniel Jault - Conseiller Général de Bordeaux Bastide - et Fabienne Vassel. Bordeaux Bastide est une chance, car c’est une réserve foncière que bien des villes aimeraient avoir et Emmanuelle Ajon regrette qu’il n’y ait pas de vision d’ensemble de l’aménagement de La Bastide, car il y a de nombreux projets sans liens entre eux, entrainant un manque de cohérence sans concertation : "Nous sommes bien loin de l’Urbanisme participatif".

Fabienne Vassel, Emmanuelle Ajon, Michèle Delaunay, Jacques Respaud et Daniel Jault
photo Bordeaux Gazette - Bernard Lamarque

"Notre première demande sur cet urbanisme c’est un urbanisme vraiment participatif, au sens même qu’il est pour entendre les projets, être véritablement dans une co-création" avec la participation de toutes les parties concernées et non des assemblées organisées au bon vouloir de la mairie. Son inquiétude porte en premier sur la Benauge où, depuis deux ans, des démolitions sont prévues et personne n’est au courant de ce qui va se passer avec des choix de départ contestables pour la rénovation de ce quartier. Pour Michèle Delaunay : "Nous revivons à la Benauge ce que nous vivons au niveau du Grand Parc, à la conception c’est un quartier exemplaire" et maintenant le social va à l’ordinaire. Le second point évoqué est le Pont Bacalan Bastide qui, sur la rive droite, ne débouche sur rien ou plutôt sur des chemins vicinaux comme Michèle Delaunay l’a avancé mais c’est Emmanuelle Ajon qui est la plus incisive : "J’habite ce quartier, je l’aime, j’y vis et je sais que les voitures ne peuvent aller partout sans polluer le cadre de vie des Bastidiennes et des Bastidiens" car personne ne sait où vont passer les voitures une fois le pont franchi. Jacques Respaud pour sa part a regretté que l’on ait construit un pont autoroutier alors qu’un pont urbain respectant l’environnement et orienté transport collectif aurait suffit et qu’il n’est peut être pas correctement positionné en rappelant tous les débats sur l’emplacement de ce franchissement et il ajoute : "ce pont ne doit pas être une déviation du pont d’Aquitaine quand celui-ci est saturé.". Pour sa part Fabienne Vassel a fait remarquer que la Benauge était le quartier oublié par les transports en commun. En troisième point a été abordé la ZAC Niel qui, en fait, était l’objet de la conférence de Presse. "La vision de Willy et la notre convergent" avoue Emmanuelle Ajonc, mais il y a des choses qui ont choqué : le concept "small is beautiful" nous parait plus dans l’élaboration d’un beau nouveau quartier mais loin du vivre ensemble. Rien sur les équipements publics, rien sur le bien-vivre dans le quartier : maison de retraite, stationnement et surtout le risque d’inondation qui n’est pas vraiment traité ainsi que l’absence de coulée verte. Pour Fabienne Vassel, ce n’est pas un écoquartier, mais un quartier performant car il n’y a pas de création d’écosystème, se pose aussi le problème des émergences (terme pudique pour désigner des mini gratte-ciels). Pour conclure, Daniel Jault fait remarquer que l’anomalie c’est qu’on ne rapproche pas le travail du logement. Densifier oui, mais aussi reconstruire de l’entreprise près du logement car on ne fait qu’augmenter les nécessités de déplacement.

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur de Bordeaux Gazette


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