Findus ou Picard

Comme dirait Jean-Pierre Coffe que ce soit l’un ou l’autre c’est de la "merde" d’autant qu’on a appris que l’un c’est l’autre et que l’autre c’est l’un car même fabrication, mais il y en a un qui se croit sorti de la cuisine de Bocuse et qui en profite pour faire du fric. Quand on entend les explications du patron de Picard on rêve, car le cahier des charges aussi bien de l’un que de l’autre doit être sérieux et sûrement identique. Findus a au moins le bon goût, même si son goût n’est pas toujours bon, de faire profil bas et d’accepter qu’ils se sont fait berner sur l’origine de la viande. Pour l’instant il ne s’agit que de tromperie sur la marchandise sans qu’il y ait un problème de santé publique d’autant que la viande de cheval est reconnue par tous les hygiénistes comme de meilleure qualité car étant moins grasse et moins "cholestérogénératice" que la viande de bœuf. La mode des plats cuisinés envahit notre vie mais en fait on ne sait pas vraiment ce qu’on mange et tout est farci de conservateurs, de sel, d’édulcorants, d’agents de texture et de saveur qui nous font perdre jusqu’à la notion de goût et qu’il vaut mieux éviter. La fainéantise humaine n’a aucune borne quand on voit des personnes âgées venir acheter dans les grandes surfaces des barquettes de carottes râpées, alors qu’elles ont le temps et que ce serait moins cher qu’elles les fassent elles mêmes, car il n’y a rien de plus simple et de plus sain que des carottes râpées avec un simple jus de citron sans sel, sans édulcorant ni agent de saveur. Mais encore faut il avoir une râpe et mettre une once d’huile de coude. Nos contemporains sont si bien conditionnés par cette société de gaspillage dans laquelle nous vivons qu’ils en ont perdu tous leurs repères et sont incapables de se rendre compte que certains produis industriels les empoisonnent à petit feu car s’ils vivaient trop longtemps cela plomberait les régimes de retraite. Nous n’irons pas cependant jusqu’à dire qu’il y a collusion entre l’industrie agro alimentaire et les caisses de retraite. Dans l’affaire évoqué il y a un nom qui a été traîné dans la boue alors qu’il n’y est pour pas grand chose sinon rien c’est celui des Spanghero, ce qui a consterné ce pauvre Walter qui n’a jamais "brassé de la viande" que sur les terrains de rugby comme il le faisait remarquer au soir d’un célèbre Stade Toulousain-Béziers disputé aux Ponts-Jumeaux (je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître). Pour se faire une idée de l’étendu du désastre il s’agit simplement de prendre sa glycémie à jeun après avoir ingurgité des plats industriellement cuisinés la veille au soir et si on fait un bilan sanguin complet c’est encore mieux. Il vaut mieux se détourner de ces produits, et c’est ainsi que des franges de population s’intéressent de plus en plus aux produits du marché et aux étals des petits commerçants. Car souvent la conservation des produits est dix fois meilleure et sur le plan culturel on réapprend à goûter. Il faut se souvenir que quand un légume est porté durablement à moins de six degrés, il perd toutes ses saveurs.

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur et rédacteur en chef de Bordeaux Gazette


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