La Nouvelle-Aquitaine (33), une région dynamique en croissance

Depuis 1990, l’emploi et le PIB n’ont cessé de progresser en Nouvelle-Aquitaine, à une vitesse légèrement supérieure au reste de la France de province. En effet, ce ne sont pas moins de 15 000 emplois par an de 1990 à 2013 que la région a gagnés grâce au dynamisme du secteur tertiaire selon la dernière note de l’Insee[1].

Plusieurs facteurs expliquent la bonne santé de cette économie régionale : l’industrie y résiste mieux qu’ailleurs  ; et, si l’agriculture a perdu des emplois non-salariés, ce constat n’est que le reflet d’une évolution de l’économie que traduit une meilleure qualification, une augmentation des cadres qui restent toutefois sous-représentés dans le deuxième vignoble de France et la région championne de la production de maïs et de tournesol. 

Découvrez toute la richesse de cette terre où il fait bon vivre et dont le dynamisme non démenti depuis plus de 20 ans en fait une région pleine d’avenir.

Port de Saint Jean de Luz

La Nouvelle-Aquitaine, le mariage réussi d’identités infrarégionales

Depuis la Rome antique, la Nouvelle-Aquitaine — Aquitaine avant la réforme territoriale de 2016 — rayonne sur la France grâce à une multiplicité de compétences et d’atouts naturels.

La régionalisation, l’unification des forces et des talents

L’attractivité de l’Aquitaine s’est vu renforcer par la récente fusion de la terre des Plantegenêts avec le Limousin et le Poitou-Charentes, composant ainsi la plus vaste puissance régionale de France avec ses 12 départements résolument complémentaires et attrayants : Charente (16), Charente-Maritime (17), Corrèze (19), Creuse (23), Deux-Sèvres (79), Dordogne (24), Gironde (33), Landes (40), Lot-et-Garonne (47), Pyrénées-Atlantiques (64), Vienne (86) et Haute-Vienne (87). Leur union a ainsi permis d’intégrer plusieurs aires urbaines majeures dont Bordeaux, chef-lieu de la région, mais aussi celles de Bayonne, Limoges, Poitiers, Pau ou encore La Rochelle.

Un patrimoine matériel, moteur de la croissance

Forte de 720 km de littoral qui court de la Côte basque à La Rochelle en passant par les Îles de Ré ou d’Oléron, mais aussi de plateaux et de parcs naturels majestueux, la Nouvelle-Aquitaine peut s’enorgueillir d’une grande diversité de destinations touristiques aux noms intemporels : Bassin d’Arcachon, Futuroscope, Dune du Pilat, Marais poitevin, plateau de Millevaches et du Périgord-Limousin, cité historique de Saint-Émilion, zoo de La Palmyre…

Inspirant tout à la fois confiance et ambition, la Nouvelle-Aquitaine possède aussi des infrastructures permettant d’accompagner au mieux l’économie des entreprises à Bordeaux et de tout son territoire :

  • 10 aéroports (dont 7 internationaux : Bergerac, Biarritz, Bordeaux, La Rochelle, Limoges, Pau et Poitiers)
  • 4 ports de commerce
  • 315 gares et haltes
  • 3 000 km de réseaux TER.
    Culture du Colza

Les piliers de l’économie de la Nouvelle-Aquitaine

La Nouvelle-Aquitaine est reconnue pour son agriculture forte et diversifiée qui emploie plus de 180 000 personnes dans les filières agricole et agroalimentaire[2], mais aussi par la qualité de ses services aux entreprises et le tertiaire non marchand.

Une dynamique régionale portée par les services aux entreprises et le tertiaire non marchand

En Nouvelle-Aquitaine, le secteur tertiaire marchand s’est développé aussi rapidement que dans le reste des provinces françaises. Fin 2013, il concentrait 43 % des emplois contre 36 % en 1990, rappelle la note de l’Insee. Tous les sous-secteurs ont contribué à cette progression y compris les activités immobilières, pourtant en berne ailleurs.

Mais, les secteurs les plus performants restent les activités scientifiques et techniques, ainsi que les services administratifs et de soutien (+ 4,2 % par an), pesant pour 10 % de l’emploi salarié, avec une variation annuelle d’emplois de + 3,2 % contre + 2,8 % en France de province (figure ci-dessous).

Quant aux autres activités orientées vers les entreprises, comme les emplois liés aux activités informatiques et aux services d’information, elles sont aussi en plus nette augmentation en Nouvelle-Aquitaine : + 5,9 % par an contre + 5 % dans le reste de la province.

Cependant, il est nécessaire de nuancer, certaines les zones de la région étant plus dynamiques dans le secteur du tertiaire marchand, moteur de l’économie régionale, comme les celle du littoral sud et de l’ouest où l’emploi des services aux entreprises et du commerce progresse plus vite.

Première région agricole européenne en valeur

La région dégage actuellement 9,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires grâce à son agriculture. Première région agricole européenne en valeur, elle compte environ 85 000 exploitations à l’excellence reconnue et le plus grand nombre de labels de qualité en France (155 signes d’identification).

1. Une polyculture où maïs et tournesol sont en tête de la production

Fière de son terroir, la Nouvelle-Aquitaine cultive principalement du maïs et du tournesol, mais aussi de nombreux fruits et légumes, comme le melon, ou des cultures plus localisées et très réputées à l’instar du célèbre piment d’Espelette :

  • noix du Périgord,
  • pommes du Limousin,
  • fraises des vallées de la Dordogne et du Lot-et-Garonne,
  • haricots («  mojhettes  ») du val d’Arnoult et du Marais poitevin,
  • tomates du Marmandais.
Vignoble du Médoc

2. La viticulture, deuxième production réputée à l’international

L’Aquitaine abrite 20 % de la surface viticole de l’hexagone. Elle compte de prestigieuses appellations françaises en Aquitaine : vignobles de Bordeaux, Bergerac, Cognac et, partiellement, d’Armagnac. Si le Limousin et le Poitou-Charentes ont une production plus confidentielle, les vins du Sud-Ouest et de leur vallée participent à la mise en valeur de la viticulture de la région au sein de la Cité du vin de Bordeaux.

3. Élevage et aquaculture, en première place du podium français

Qu’il s’agisse d’élevage bovin (viande et lait), caprin (Chabichou du Poitou, Mothais sur feuille, Jonchée…), de mytiliculture ou d’ostréiculture, la Nouvelle Aquitaine dispose d’expertises uniques et remarquables qui lui valent souvent d’être primée ou d’occuper les premières places. C’est d’ailleurs la seule STG (Spécialité Traditionnelle Garantie) aujourd’hui enregistrée en France pour ses Moules de Bouchot.

4. Une filière bois aux importantes ressources

Avec ses 3 millions d’hectares de surface boisée, la Nouvelle-Aquitaine est résolument la première région forestière de France. Cet atout naturel a vu naître une filière très dynamique — travail du bois, industries du papier et imprimerie — qui façonne l’industrie régionale au même titre que la fabrication de matériels aéronautique et ferroviaire, deux secteurs également surreprésentés dans cette région. Pour accompagner son essor, le pôle de compétitivité national Xylofutur a été lancé en 2005.

Des filières d’exception au cœur de l’innovation

Avant même la fusion des trois anciennes régions, celles-ci avaient décidé de consolider les filières économiques qu’elles avaient déjà développées tout en favorisant l’émergence de filières d’avenir afin de concentrer les ressources et disposer d’un avantage concurrentiel certain.

Ces filières sont :

  • Industries agroalimentaires
  • Bois et industries papetières
  • Aéronautique, spatial, défense et sous-traitance mécanique
  • Numérique (dont image et jeux vidéo, objets connectés, réalité virtuelle et augmentée, commerce connecté, santé connectée, usage innovant des données, géolocalisation et transports intelligents…)
  • Chimie verte et éco-procédés
  • Matériaux avancés (dont composite et céramique)
  • Filières vertes et écotechnologies (dont énergies renouvelables, – éolien, solaire et énergies marines, construction ou réhabilitation durable), économie circulaire, mobilité propre, batteries, bornes de recharge, réseaux intelligents…)
  • Photonique (dont optique, laser, imagerie)
  • Santé et bien-être (dont principes actifs en santé humaine et animale, dispositifs médicaux, TIC Santé, instrumentation médicale, thermalisme…)
  • «  Silver Economy  » (santé, autonomie, transport, habitat, tourisme…) comme thématique transversale
  • Cuir, Luxe, Textile, Métiers d’art.

Toutes ces filières d’excellence participent au dynamisme de la région qui accueille :

  • le Pôle des éco-industries à Poitiers comptant plus de 900 entreprises  ;
  • l’association Aquitaine Croissance Verte au cœur de l’éco-innovation dans tous les secteurs industriels  ;
  • une recherche de pointe (LCSN, CVA…) en Limousin œuvrant à la valorisation des ressources naturelles dans le secteur cosmétique, agroalimentaire et la santé  ;
  • la Route des lasers en Aquitaine et Elopsys en Limousin, deux sites spécialisés dans les technologies laser  ;
  • le Pôle d’excellence des métiers du cuir et du luxe à Thiviers en Dordogne
  • l’incubateur universitaire d’innovation baptisé A. v. r. u.l à Limoges, classé parmi les meilleurs d’Europe.

Grâce à cette émulsion entre R&D et monde de l’entreprise, la dynamique d’emploi en Nouvelle-Aquitaine a été supérieure à celle de France de province : + 0,7 % par an contre + 0,6 % entre 1990 et 2013, soit un gain annuel régional de 15 000 emplois. Aujourd’hui encore, la région occupe une position médiane en France de province et voit une augmentation de la richesse dégagée. Ainsi, la croissance du produit intérieur brut de Nouvelle-Aquitaine (158,1 milliards d’euros en 2013) est supérieure à celle de France de province (+ 1,5 % en moyenne annuelle contre + 1,4 %) sur la même période.

Pour conclure, bien qu’ayant enregistré des dynamiques d’emploi contrastées au cours des vingt dernières années, la Nouvelle-Aquitaine reste parmi les économies régionales les plus diversifiées et des plus dynamiques depuis la crise de 2008. Et, s’il existe une vraie prédominance des activités tertiaires — commerce, hôtellerie-restauration, tourisme, action sociale, assurances… —, l’agriculture et l’industrie de pointe ne sont pas en reste. Chacune de ces activités occupe en effet une part importante de l’activité régionale pour laquelle 11 pôles de compétitivité et plus de 70 clusters sont structurés autour de 11 filières d’exception. La dynamique ne semble donc pas sur le point de s’essouffler en Nouvelle-Aquitaine.

Ecrit par La rédaction


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