Bordeaux

Les Capus c’est le cœur de Bordeaux mais ce sont aussi ses poumons voire son ventre et cet ensemble vient d’être ausculté par une phalange d’auteurs pour donner l’état du système cœur-poumons-digestif de la cité. Ils s’y sont mis à huit avec la complicité des éditions Confluences pour parler et dresser un portrait actuel de ce lieu qui rythme la vie de Bordeaux depuis 1857 et qui a eu seulement un toit sur la tête en 1881 grâce à Baltard.

"Les Capus, un marché dans tous ses étals" vient de paraître et sa première parution a eu lieu sur le carreau des Capus comme il se devait. Régine Crespin, Eric Audinet et Jérémie Buchholtz auteur des photos du livre étaient très présents pour dédicacer le livre sur le coup de midi dans le marché des Capucins pour sa sortie. Si ces trois sont le fer de lance de cet état des lieux ils ont eu quelques complices en la personne de Bruno Auguste, gestionnaire du marché des Capucins ; Olivier Demangeat, président de l’association la Halle des Douves ; François Garcia, médecin et romancier ; Alain Moga descendant d’une famille historique des Capucins, Guy Suire, écrivain, homme de radio et de théâtre ; Fabien Pont et bien sur les commerçants, les restaurateurs, les maraîchers, les marchandes et les marchands à la charrette ainsi que tous ceux qui ont répondu aux questions qu’on leur a posé et on peut ainsi parler d’ouvrage totalement collectif.

Jérémie Buchholz, Eric Audinet et Régine Crespin
photo Bordeaux Gazette - Bernard Lamarque

La configuration actuelle des Capus, ce qu’ils sont devenus et le mode de gestion ont animé en leur temps les échanges au Conseil Municipal entre Gilles Savary et Alain Juppé, parfois les échanges ont été vifs et peut être pas toujours courtois, mais les Capus, c’est ça. L’implantation de la gestion Géraud a été un long feuilleton qui a agité le microcosme "capussien" pendant de très longs mois pour ceux qui s’en souviennent. C’est vrai qu’en 40 ans ce quartier a profondément changé avec la proximité à cette époque là des étudiants de la "Faculté de Médecine et de Pharmacie" et leurs collègues de Chirurgie Dentaire dans la rue Elie Gintrac qui se frayaient un chemin entre les charrettes pour aller en cours particulièrement le samedi matin. La mutation a été encore plus sensible dans les années quatre-vingt dix mais, maintenant, l’équilibre semble atteint mais c’est aussi au détriment de l’essence de l’âme bordelaise et de son parler qu’a toujours défendu Guy Suire et qui constate dans cet ouvrage : "le parler local bordeluche ou pichadey s’éteint à feu doux. Il va bientôt échapper aux radars. Faute de locuteurs natifs. Faute de public à même de saisir, ce sabir, ce parler urbain élaboré sur le tas les soirs de mistoufles où le verbe se faisait chair à base de mots de patois, de bribes d’espagnol, de fond de sauce périgord, de brisures landaises, de sang gascon et de quelques neurones de bistrot."Sans oublier que les Capus c’est aussi la truculente Jouvence qu’a su si bien faire vivre Frédéric Bouchet alors l’image d’aujourd’hui n’est elle pas un peu aseptisée ? En tout cas pour en savoir un peu plus sur les Capus d’aujourd’hui, procurez vous l’objet.

Les Capus, un marché dans tous ses étals
240 pages
ISBN 978-2-35527-102-1
broché
14,50 €

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur de Bordeaux Gazette


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