Bordeaux

Eric Kaiser au Garage Moderne jusqu’au 10 mai

Il est installé à Nancy et vient exposer à Bordeaux ; c’est la première fois, tout simplement pour remercier les premiers collectionneurs bordelais qui lui ont fait confiance. Il considère que cette exposition est un nouveau départ pour lui : Bordeaux lui a déjà souri et, après avoir passé un moment difficile en raison de la crise, il se dit aujourd’hui confiant.

Eric Kaiser devant "Main-nu-tension"
photo Bordeaux Gazette- Bernard Lamarque

C’est une bonne centaine de personnes qui ont répondu à l’invitation de ce vernissage au Garage Moderne, cette magnifique cathédrale, image d’un monde industriel révolu.

Eric Kaiser nous a confié :"Mon grand-père était artiste-peintre et mon oncle était peintre aussi, ce n’était pas des grands peintres, mais c’étaient quand même des peintres et ils ont fait une petite carrière. Quand j’étais à la maternelle j’avais un talent que l’on a identifié, mais pas protégé. J’ai été danseur, karatéka, j’ai fait plein de choses : du graphisme, des émissions de radio et, parallèlement à tout ça, je peignais. Un jour, quelqu’un m’a dit : pourquoi tu n’exposes pas ? Je ne pensais pas avoir une légitimité et cela me gênait un peu. En 2000 cependant, j’ai gagné un concours de peinture ; il y a un tableau de cette époque là, c’est Main-nu-tension".

Eric Kaiser est un peintre figuratif comme il le reconnaît lui-même et il considère, à l’instar de Schopenhauer, que "seules les images de la vie sont belles" . Il fait sienne cette devise même si un de ses thèmes récurrents est celui de l’abandon.

"Prisoner of Light"
photo Bordeaux Gazette- Bernard Lamarque

Il détecte des images, des scènes, des situations qui en sont chargées comme pour les prisonniers d’Abou Ghraib qui lui ont inspiré la série "Prisoner of light". Pendant cinq ans, il a travaillé avec une galeriste américaine et il s’est lancé dans la peinture abandonnant tout autre activité par ailleurs. Mais, en raison de la crise économique, la galerie d’art a fermé en 2010.
"Je m’étais organisé pour obtenir un atelier de la ville de Nancy et j’ai quitté la Suisse où j’habitais et là, j’ai fait ma dernière exposition en 2009 aux Etats-Unis. J’ai retravaillé à Londres et puis j’ai à nouveau arrêté de travailler et je me suis installé à Nancy pour repartir dans la peinture."

Exposition jusqu’au Mardi 10 Mai

Garage Moderne

de 14h à 19h
sur rendez-vous au
06 05 28 62 73

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur et rédacteur en chef de Bordeaux Gazette