Invendus alimentaires : arrêtons le gaspillage !

Chaque jour, des produits alimentaires encore consommables sont jetés par la grande distribution. Pourtant, depuis quelques années, les choses ont légèrement évolué dans le bon sens. En 2016, une loi sur le sujet a été votée. Elle interdit aux distributeurs de jeter des denrées périmées. Certains, comme la marque Lidl, jouent le jeu. Dans le fond, la loi est plus le fruit d’une évolution des mentalités que d’une réelle volonté politique. Car le vrai changement viendra du terrain. Et en effet, depuis quelques années la société civile s’organise, comme le montre l’exemple de Comerso. En 2013 sur l’agropole, Pierre Yves Pasquier et Rémi Gilbert ont créé la société Comerso. Cette structure travaille avec 450 entreprises partenaires et 400 associations pour valoriser les invendus de la grande distribution. Comerso fait l’interface entre les industriels qui destockent leurs invendus et des associations qui les récupèrent. C’est de la logistique adaptée aux besoins du terrain. En 7 ans, Comerso aurait distribué l’équivalent de 18,5 millions de repas aux associations et permis de réutiliser 9.500 tonnes de nourriture qui allaient être jetées. Pour mieux comprendre ce qui se passe en France, Comerso a lancé une enquête avec Ipsos auprès du secteur de la grande distribution. Il semblerait que la plupart des grandes et moyennes surfaces aient intégré des actions contre le gaspillage. Il y aurait même un progrès dans ce domaine, puisqu’elles mènent sur l’année 7 actions de ce type contre 5 en 2017. De nombreuses grandes et moyennes surfaces travaillent avec des associations. Régulièrement. Mais plus de la moitié d’entre elles détruisent encore des invendus faute de pouvoir les distribuer. Ainsi, le défi consiste surtout à améliorer l’organisation du secteur et la cadence de ramassage des produits invendus par des associations, directement ou via une plateforme. Le sujet, en réalité, est très peu abordé par les Ministres de l’agriculture qui, généralement, sont également en contact étroit avec la grande distribution. Et s’ils veulent vraiment aider le monde associatif, ils peuvent faire évoluer le droit des associations en les rendant plus faciles à gérer, comme cela s’est fait en Belgique en 2012. La gestion est plus souple, le Président moins prépondérant mais pas nécessairement bénévole. Il peut se consacrer pleinement à son travail et en vivre décemment.


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