Coup d’arrêt au projet d’EPR2 au Blayais
Dans le cadre du projet de loi d’accélération du nucléaire, Monique de Marco a présenté un amendement pour empêcher l’installation de nouvelles centrales sur des zones littorales vulnérables aux inondations et aux submersions marines. L’amendement a été adopté hier soir en séance par la Chambre haute. Chaque site nucléaire installée en zone littorale doit disposer d’une occupation du domaine public maritime. A présent, cette occupation ne sera plus accordée aux projets de réacteurs situés dans une zone inondable ou dans une zone ayant déjà subi des inondations. La Gironde a frôlé la catastrophe lors de l’inondation de la centrale du Blayais en 1999. Malgré la digue, les vagues sont rentrées dans la centrale. Le système de refroidissement a été endommagé et deux réacteurs ont dû être arrêtés d’urgence. L’adoption de cet amendement met un coup d’arrêt à un projet irresponsable : l’installation de nouveaux réacteurs EPR2 sur le site du Blayais.
La réaction de Monique de Marco après l’adoption de son amendement : « C’est une victoire pour la sécurité de nos concitoyens. Cet amendement faisait appel au bon sens, nous ne pouvons pas installer des réacteurs nucléaires dans des zones inondables. En Gironde, le trait de côte pourrait reculer de 290m à 479m selon les prévisions du GIEC. La commune de Braud-et-Saint-Louis où est implantée la centrale du Blayais sera régulièrement sous les eaux. L’installation d’EPR2 sur ce site serait irresponsable. »



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