Dix jours après les élections sénatoriales, leurs effets continuent de se faire sentir dans le paysage politique girondin. Nathalie Delattre retrouve la vice-présidence du Sénat, Christine Dumas succède à Edwige Diaz à l’Assemblée nationale et, à Bordeaux, l’élection de Géraldine Amouroux entraîne une réorganisation de l’exécutif municipal.
Le scrutin du 27 septembre avait renouvelé les six sièges de sénateurs de la Gironde. La liste conduite par Nathalie Delattre était arrivée en tête avec trois élus, tandis qu’Hervé Gillé et Christine Bost avaient obtenu deux sièges à gauche et qu’Edwige Diaz faisait son entrée au Sénat sous les couleurs du Rassemblement national.
Depuis, plusieurs conséquences institutionnelles de ce vote se sont concrétisées.
Nathalie Delattre retrouve la vice-présidence du Sénat
Réélue sénatrice de la Gironde le 27 septembre, Nathalie Delattre a retrouvé mardi 6 octobre l’une des vice-présidences du Sénat, lors du renouvellement du Bureau de la Haute Assemblée.
La sénatrice girondine siège au sein du groupe du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE). Cette responsabilité ne lui est pas inconnue puisqu’elle avait déjà été vice-présidente du Sénat avant son entrée au gouvernement en octobre 2024.
Redevenue sénatrice après la fin de ses fonctions gouvernementales, elle retrouve ainsi une fonction qu’elle avait déjà exercée au Palais du Luxembourg.
Christine Dumas succède à Edwige Diaz à l’Assemblée nationale
L’élection d’Edwige Diaz au Sénat provoque parallèlement un changement au Palais-Bourbon. Son mandat de députée de la 11e circonscription de la Gironde a officiellement pris fin le 30 septembre, trois jours après son élection au Sénat.
Sa suppléante, Christine Dumas, lui succède sans nouvelle élection législative. La circonscription couvre notamment une large partie de la Haute-Gironde, du Blayais au Cubzaguais, ainsi que Coutras et le nord du Libournais.
Jusqu’ici collaboratrice parlementaire d’Edwige Diaz et conseillère municipale d’opposition à Bourg, Christine Dumas devient donc à son tour députée.
Le changement de titulaire ne modifie pas l’étiquette politique de la circonscription : après le départ d’Edwige Diaz pour le Sénat, le siège reste détenu par le Rassemblement national.
À Bordeaux, l’élection de Géraldine Amouroux oblige à revoir l’exécutif
Les effets du scrutin atteignent également directement l’Hôtel de ville de Bordeaux.
Troisième adjointe de Thomas Cazenave depuis le début du mandat municipal en mars, Géraldine Amouroux est notamment chargée de la sécurité, de la prévention de la délinquance, de la médiation et de la propreté. Son élection au Sénat entraîne son départ de sa fonction d’adjointe en raison des règles de non-cumul applicables aux parlementaires.
La situation avait été évoquée dès le lendemain du scrutin, lors du conseil municipal du 28 septembre. Thomas Cazenave avait félicité sa troisième adjointe pour son élection, tout en constatant que la Ville allait perdre une membre de son exécutif : « Géraldine, nous perdons une adjointe extrêmement mobilisée, efficace, mais Bordeaux et la Gironde gagnent une parlementaire ».
Le sujet avait également été abordé quelques heures plus tôt lors d’une conférence de presse des élus écologistes d’opposition.
Tout en félicitant Géraldine Amouroux pour son élection, ils avaient pointé le fait que la majorité allait devoir modifier son équipe seulement six mois après son installation. « On voit qu’on a des adjoints qui changent au bout de six mois », avaient-ils relevé, estimant que la perspective des élections sénatoriales pouvait difficilement être ignorée lorsque les délégations avaient été distribuées au printemps.
Le départ de Géraldine Amouroux oblige ainsi Thomas Cazenave à redistribuer un portefeuille important de son exécutif, moins de sept mois après son élection à la mairie.
Les suites du scrutin du 27 septembre
Les sénatoriales n’ont donc pas seulement modifié la représentation de la Gironde au Palais du Luxembourg.
En quelques jours, elles ont entraîné plusieurs mouvements : Nathalie Delattre retrouve une vice-présidence du Sénat, Edwige Diaz laisse son siège de députée à Christine Dumas et l’élection de Géraldine Amouroux impose une réorganisation de l’exécutif bordelais.
Des changements essentiellement institutionnels, qui illustrent les suites du scrutin du 27 septembre à plusieurs niveaux de représentation politique en Gironde.



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