Pillages à Bordeaux : 81 commerces touchés, jusqu’à 10 M€ de dégâts
Le bilan économique des violences du 17 octobre se précise à Bordeaux. La Chambre de commerce et d’industrie estime les dégâts entre 8 et 10 millions d’euros. Réunis mardi 20 octobre à l’hôtel de ville, les représentants des commerçants ont pris connaissance de nouvelles mesures d’aide et de sécurisation.
Quatre jours après les violences du samedi 17 octobre, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Bordeaux Gironde a présenté un bilan consolidé : 81 commerces ont été directement touchés, dont 38 vandalisés et pillés. D’autres établissements ont subi des bris de vitrines, des tags et diverses dégradations.
Le montant des dégâts est désormais estimé entre 8 et 10 millions d’euros, selon la CCI. Cette évaluation reste provisoire et affine le premier recensement d’une centaine de commerces touchés, communiqué dimanche.
Des aides pour les commerçants sinistrés
Après la réunion organisée mardi à l’hôtel de ville, plusieurs dispositifs de soutien ont été détaillés.
Le gouvernement prévoit une prise en charge intégrale de l’activité partielle, sans reste à charge pour les employeurs concernés, ainsi que des possibilités de report des cotisations patronales jusqu’à douze mois. Bpifrance doit proposer des prêts à taux zéro pouvant atteindre 50 000 euros, tandis que les chambres de métiers et de l’artisanat peuvent mobiliser une aide d’urgence allant jusqu’à 1 500 euros. Un fonds spécifique de soutien aux petites entreprises est également annoncé, ses modalités restant à préciser.
France Assureurs annonce un délai de déclaration des sinistres porté à 30 jours, des expertises accélérées et la possibilité de versements d’acomptes.
Localement, la CCI Bordeaux Gironde accompagne les professionnels au 05 56 79 50 00, et la Chambre de métiers et de l’artisanat au 3006.
Renforcer la protection des commerces
La préfecture annonce des renforts de sécurité sur les axes commerçants lors des prochaines mobilisations. Elle doit également discuter avec les organisateurs de parcours évitant l’hypercentre.
Ces dispositions s’ajoutent au couvre-feu temporaire visant les mineurs non accompagnés, de 22 heures à 7 heures, dans les secteurs définis par l’arrêté préfectoral.
Pour les commerces sinistrés, les prochaines étapes seront désormais l’évaluation des pertes, l’accès effectif aux aides et la reprise de l’activité.



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