Nouvelle-Aquitaine : l’économie ralentit, l’emploi tient encore
La Nouvelle-Aquitaine ne décroche pas, mais elle ralentit nettement. Selon la dernière note de conjoncture de l’Insee, le premier trimestre 2026 confirme une économie régionale en perte de vitesse, avec une activité en recul et plusieurs signaux d’alerte du côté de l’emploi, du bâtiment et des entreprises.
Sur un an, le volume d’heures rémunérées baisse de 0,8 % dans la région. C’est un recul modéré, mais généralisé, qui prolonge une tendance engagée depuis plus d’un an. Tous les grands secteurs sont concernés, avec des difficultés plus marquées dans l’intérim et la construction. Deux thermomètres souvent sensibles de l’économie réelle : quand les commandes ralentissent, les missions temporaires et les chantiers sont parmi les premiers touchés.
L’emploi salarié, lui, résiste encore. Au premier trimestre, il recule très légèrement en Nouvelle-Aquitaine, de 0,1 %, contre une stabilité au niveau national. Le secteur public progresse un peu, tandis que le privé baisse légèrement. Dans l’industrie, l’agroalimentaire et la fabrication de biens d’équipement permettent de limiter la casse, mais la construction poursuit son érosion et l’intérim se replie de nouveau.
Autre signal à surveiller : le chômage. Il augmente pour le cinquième trimestre consécutif et atteint 7,3 % de la population active en Nouvelle-Aquitaine. Le niveau reste inférieur à celui observé en France métropolitaine, mais la tendance est clairement orientée à la hausse.
Côté entreprises, le tableau est contrasté. Les créations progressent encore, surtout grâce aux micro-entrepreneurs, mais moins vite qu’au niveau national. Dans le même temps, les défaillances continuent d’augmenter, avec une progression plus forte dans la région qu’en France.
Pas de décrochage brutal, donc. Mais une économie régionale qui avance avec moins d’élan, dans un climat plus incertain pour les salariés, les artisans, les commerces et les petites entreprises.



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