En gare de Libourne, une exposition gratuite annonce la 15e édition du Printemps Photographique de Pomerol, prévue fin mars.
Depuis quelques jours, les voyageurs qui passent par la gare de Libourne peuvent tomber nez à nez avec de grandes images en noir et blanc ou aux tonalités subtiles. Installée directement sur les quais, cette exposition en plein passage constitue une avant-première du 15e Printemps Photographique de Pomerol, festival consacré à l’image qui se déroulera les 26, 27 et 28 mars à quelques kilomètres de là.
Le projet est né d’un partenariat entre l’équipe du festival et SNCF Gares & Connexions. L’idée : sortir la photographie des lieux habituels d’exposition pour l’inscrire dans le quotidien. Ici, ce sont les flux de voyageurs – environ 6 800 personnes par jour selon les données avancées par les organisateurs – qui deviennent le public spontané d’une dizaine de clichés présentés en grand format.
Sur les panneaux disposés le long des quais, plusieurs regards majeurs de la photographie dialoguent. On y croise notamment des images de Walker Evans, figure historique de la photographie documentaire américaine, ou encore de John Vink, membre de l’agence Magnum. D’autres signatures complètent cet aperçu, comme Félix Nadar, Jean Roubier ou Guillaume Geneste, dessinant un parcours visuel entre mémoire, observation sociale et regard sur les bouleversements du monde contemporain.
En investissant l’espace public, l’exposition joue sur la surprise. Les images surgissent au détour d’un trajet domicile-travail, pendant l’attente d’un train ou lors d’une correspondance. Une manière de rappeler que la photographie peut être un art accessible, immédiatement lisible, mais aussi un outil de réflexion sur notre rapport au monde et à l’histoire.
Créé en 2010 à l’initiative de Stéphane Klein, le Printemps Photographique de Pomerol s’est progressivement installé comme un rendez-vous culturel singulier dans ce petit territoire viticole de la rive droite. Le festival mêle expositions, rencontres et actions pédagogiques, avec l’ambition de relier création artistique et identité locale.
En attendant l’ouverture officielle du festival, les quais de la gare de Libourne offrent donc un avant-goût inattendu : une galerie à ciel ouvert, entre deux trains.
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