Bordeaux

15 juillet 2026 à 15h53min

Assurance habitation à Bordeaux : combien paient les habitants ?

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À Bordeaux, assurer son logement coûte en moyenne 155 euros par an pour un appartement et 335 euros pour une maison. Mais derrière ces deux montants se cachent d’importantes différences selon le statut de l’occupant, la surface du bien et les garanties souscrites.

Pour évaluer le prix de l’assurance habitation, lesfurets prend notamment en compte le profil de l’assuré, le type de logement, sa superficie, sa localisation et le niveau de protection choisi. À Bordeaux, son baromètre fait apparaître une cotisation moyenne de 156 euros par an pour un locataire, soit environ 13 euros par mois. Un propriétaire occupant dépense davantage, avec une moyenne de 243 euros par an.

De 136 euros pour un meublé à 243 euros pour un propriétaire

Le statut de l’occupant constitue l’un des principaux facteurs de variation. Pour un locataire d’un logement vide, le tarif moyen atteint 156 euros par an. Il descend à 136 euros dans un meublé.

La moyenne s’établit à 151 euros pour un propriétaire non occupant, c’est-à-dire une personne assurant un bien qu’elle met en location. Elle monte à 243 euros pour un propriétaire occupant et à 244 euros lorsqu’une personne est logée à titre gratuit.

Ces chiffres restent des moyennes. Deux habitants d’un même quartier peuvent recevoir des propositions différentes selon la superficie de leur logement, le nombre de pièces, la valeur du mobilier déclaré ou encore leur historique de sinistres.

Une maison coûte plus de deux fois plus cher à assurer

L’écart le plus net concerne le type de bien. À Bordeaux, assurer un appartement revient en moyenne à 155 euros par an, contre 335 euros pour une maison. La différence atteint donc 180 euros annuels.

La surface généralement plus importante des maisons explique une partie de cet écart. Les assureurs prennent également en compte les dépendances, le garage, le jardin, les équipements extérieurs et la valeur des biens à couvrir. La présence d’une cheminée, d’une piscine ou d’installations particulières peut aussi modifier la cotisation.

Dans une ville où l’habitat collectif occupe une place importante, le tarif moyen de l’appartement correspond davantage à la situation de nombreux Bordelais. Il ne constitue toutefois qu’un point de repère.

Les risques climatiques pèsent sur les cotisations

Les cotisations intègrent également une surprime destinée au régime des catastrophes naturelles. Depuis le 1er janvier 2025, son taux est passé de 12 à 20 % pour les contrats d’assurance de dommages aux biens d’habitation.

Cette évolution nationale concerne tous les assurés, même lorsque leur logement n’est pas directement situé dans une zone considérée comme fortement exposée. Elle accompagne l’augmentation du coût des sinistres liés notamment aux inondations, aux tempêtes et aux mouvements de terrain provoqués par la sécheresse.

En Gironde, l’adresse précise du logement peut ainsi peser dans le calcul. La proximité d’un secteur inondable ou l’exposition au retrait-gonflement des sols argileux font partie des éléments susceptibles d’être examinés.

Comparer aussi les garanties et les franchises

Le montant annuel ne suffit pas à juger un contrat. Une formule moins chère peut prévoir une franchise plus importante ou des plafonds d’indemnisation moins favorables. Le vol, les dommages électriques, les objets de valeur, les vélos ou les dépendances ne bénéficient pas toujours de la même couverture.

Comme le rappelle Service-Public.fr, un locataire doit au minimum assurer son logement contre l’incendie, l’explosion et le dégât des eaux. Avant de choisir, mieux vaut donc vérifier précisément les garanties proposées. À Bordeaux, le bon tarif n’est pas seulement le moins élevé : c’est celui qui correspond réellement au logement et aux risques à couvrir.