Bordeaux

Bordeaux, l’aventure du para-bd continue.

Avec Christian Mallet, un nouvel acteur est entré en scène dans le petit monde du para-bd dans le port de la Lune. Un secteur longtemps tenu par la boutique BD3D, qui ne se contentait pas de vendre des figurines de héros de bandes dessinées mais avait ses propres créations et productions, dont la pin up de Berthet et le Lucien de Margerin. Aujourd’hui l’aventure continue grâce à BD Avenue et à Christian Mallet.

Christian Mallet est un homme discret. C’est à peine si le visiteur voit son stand sur le salon Burdijouets, l’incontournable rendez-vous semestriel des collectionneurs de jouets anciens ou rares. Pourtant dans la salle du Pin Galant à Mérignac en novembre dernier, il présentait une pièce originale : le Kid Lucky, inspiré par le personnage de Lucky Luke enfant. Christian est venu tard au para-bd : il a attendu 2008 pour se lancer après avoir travaillé au sein d’un cabinet d’architectes dans une vie antérieure. A l’époque il collectionnait les bandes dessinées et les figurines qui en étaient tirées par différentes firmes comme Pixi ou Leblon-Delienne. S’il a commencé à s’intéresser de plus près à l’univers des figurines ce fut d’abord par curiosité : il voulait connaître les méthodes et techniques des fabricants pour ne pas dire leurs secrets. Une démarche qui l’a conduit en 2012 à publier des guides destinés aux collectionneurs, les « CAC3D ».

Très appréciés par ces derniers, ces ouvrages le sont beaucoup moins par quelques boutiques spécialisées qui leur reprochent de donner la cote des objets. Une information parfois susceptible de freiner les ardeurs de certains spéculateurs. Heureusement les vraies librairies comme Mollat ou Krazy Kat, la « Mecque » des bédéphiles bordelais, n’ont pas ces réticences.
Publier des livres sur les objets dérivés des différentes formes de la BD (du « franco-belge » aux comics en passant par les mangas) et du cinéma, c’est bien mais sans satisfaire complètement Christian. Son rêve est de fabriquer des figurines. Un vrai défi car il faut constituer une équipe, ce qu’il va réussir à faire avec une majorité de Bordelais.

Le second défi qu’il se lance est de créer une ligne de produits originale. La solution : produire des personnages secondaires, souvent oubliés pour ne pas dire négligés par les grands labels. D’où la naissance d’abord de Kid Lucky puis de Petit Maurice. Ce petit garçon, aux traits rappelant ceux de Morris, le créateur de Lucky Luke, intervient dans la deuxième histoire de Spirou par Franquin en 1946 avant de réapparaître plus d’un demi-siècle après dans la série des grands albums de Spirou. Résolument bordelais – il est né rue Capdeville en 1964 – Christian Mallet s’est aussi associé à BD Avenue pour produire une Savannah d’après le dessin d’Olivier Vatine. La richesse de ce programme n’a pas détourné Christian Mallet de ses catalogues, avec une surprise de poids – pour ne pas dire un exploit – pour le prochain salon d’Angoulême. Et je ne serais pas le « professeur Tintin », comme m’ont baptisé en 2011 Sud Ouest et RTL Belgique, si je ne vous en parlais pas dans 15 jours.

Ecrit par Antoine Lebegue


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