Le château Fombrauge lui va bien...



Publié le 11 mars 2015 à 09:24

Culture

A qui ? A Nicolas Dautricourt, violoniste que nous commençons à bien connaître


A l’institut Bernard Magrez il y avait les "Nuits du Savoir" de réputation bien établie ; il y a maintenant les "Nuits Musicales" inaugurées début mars et qui promettent d’heureuses soirées pour les prochaines semaines. Nicolas Dautricourt y jouait le Stradivarius de 1713 baptisé "Château Fombrauge " que lui prête aimablement Bernard Magrez.
Petite digression au sujet des noms portés par certains violons, de Stradivarius ou de Guarnerius del Jesù. C’est une habitude ancienne de donner un nom à ces magnifiques instruments, afin sans doute d’en assurer la "traçabilité" comme nous dirions aujourd’hui ! Souvent c’est le nom du précédent propriétaire, ou bien un titre chargé d’un symbolisme plus ou moins ésotérique.
Nicolas Dautricourt joue sur "Château Fombrauge
J’ai choisi, pour donner un exemple, de citer le cas de Yehudi Menuhin, disparu aujourd’hui mais qui fut l’un des plus grands violonistes de tous les temps. Menuhin posséda (au moins) deux "Strad" (comme disent les spécialistes) : l’un, de 1733, était nommé "Prince Khevenhüller", probablement l’un des propriétaires précédents, l’autre (de 1714) baptisé "The soil"(la terre) que Menhuhin céda en 1986 à Itzak Perlman, lui aussi célèbre violoniste, toujours parmi nous. Yehudi Menuhin eut aussi en mains plusieurs Guarnerius del Gesu dont l’un portait le nom "Lord Wilton". C’était un abrégé (très abrégé !) de l’histoire des dénominations des violons célèbres. J’ajouterai que Stradivarius (1644-1737) vivait depuis longtemps alors que l’on connaissait déjà le Château Fombrauge (1453 dit l’histoire). j’ignore, par contre, s’il a pu goûter à ce nectar ! Peu probable.
Toshiki Usui et Nicolas Dautricourt
Nicolas Dautricourt, lui, a sans doute pu le faire, mais probablement pas avant son récital du 6 mars ! Encore que... Quoi qu’il en soit, le moins que l’on puisse dire de Nicolas Dautricourt, c’est qu’il a un sacré "abattage", sans que ce terme ait, en l’occurence, la moindre connotation péjorative pour moi. En effet, notre violoniste, en une heure et demi, nous propose, sans faiblir, rien moins que le Poême d’Ernest Chausson (1855-1899), le Tsigane de Maurice Ravel (1875-1937) deux compositeurs français, l’un très connu, l’autre moins (à tort !) dont les œuvres programmées sont d’une grande difficulté et d’un intérêt musical et esthétique certain. Ajoutez à cela le Prélude et Allegro de Pugnani-Kreisler, plus de Kreisler (1875-1962) que de Pugnani (1731-1798) ! Mais moins facile que nous l’a raconté Nicolas Dautricourt ! Enfin, j’ai été heureusement surpris d’entendre une œuvre du compositeur suisse Richard Dubugnon né en 1968 intitulée "Retour à Montfort l’Amaury" en forme d’hommage à Maurice Ravel. Musique solidement construite, très inspirée par son dédicataire, d’un compositeur que je ne connaissais pas.
Toshiki Usui et Nicolas Dautricourt
Nicolas Dutricour que j’entendais pour la troisième fois, fut égal à lui même, c’est à dire "costaud" techniquement, belle sonorité, archet souverain. Le concert s’achevait avec 5 pièces de Sibelius, peu connues, révélant une forme de composition moins compassée qu’habituellement chez le musicien finlandais. Quant à Astor Piazzolla et ses quatre tangos qui clôturaient le récital, il ne se plaindrait pas de l’execution qu’en donnèrent Nicolas Dautricourt et son pianiste japonais Toshiki Usui. Celui-ci, inconnu de moi, ne m’a pas, toutefois convaincu dans l’étude dite "Révolutionnaire" de Chopin. Sous cette mini réserve, bon concert, belle salle, public chaleureux et conquis, charmé par le bis de Gabriel Fauré : il s’agissait d’"Après un rêve", tout un programme !


Sarastro


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