Cantenac

« Dialogue avec Nureyev » exposition au château Kirwan

C’est Charles Jude, qui est venu parler de Rudolph Noureev lors de cette soirée d’inauguration de l’exposition « Dialogue avec Nureyev » d’Una Saint Tropez après les succès de Monaco et de Bordeaux. Charles Jude est considéré comme le fils spirituel de Noureev avec qui il a collaboré pendant de très nombreuses années jusqu’à son décès en 1993. On célèbre actuellement le vingtième anniversaire de sa disparition et qui mieux que Charles Jude, vice président de la fondation Noureev pouvait nous en parler.

Cette exposition est une collection de 17 tableaux d’Una St Tropez qui sont dédiés à Rudoph Noureev (Rudolf Khametovich Nureyev) en forme d’hommage pour le vingtième anniversaire de la disparition de celui que l’on surnommait le "tsar" comme l’a souligné Charles Jude mais aussi aux figures qui ont marqué et influencé le vie du danseur.

Una St Tropez, Charles Jude et Sophie Schÿler
photo Bordeaux Gazette - Mireille Rajoely

C’est ainsi que figure dans cette galerie res portraits de Noureev un magnifique triptyque mais aussi Fiodor Dostoiëvsky, Erik Bruhn, Vaslav Nijinski, Pablo Picasso et plus que des portraits ce sont des regards d’artistes sur la vie et aussi peut être sur la mort. Sous la houlette de Sophie Schyler qe l’on sent totalement passionnée par la danse et qui a animé l’échange entre le propos de Charles Jude et les explications d’Una St Tropez qui a réalisée ces toiles. Un dialogue s’est noué autour de Noureev alimenté par les anecdotes et les précisions biographiques fournies par Charles Jude. Il n’a pas manqué de rappeler sa première rencontre avec Noureev sur une plage et il a rappelé comment Noureev avait réussi à fausser compagnie au KGB à l’aéroport du Bourget en 1961 lors d’une tournée avec le Kirov. Il devait se précipiter entre deux policiers qui avaient été prévenus en criant" Je demande l’asile politique à la France" mais lors de leur premier passage devant lui, il avait les jambes si tremblantes qu’il ne put s’exécuter et c’est seulement lors de leur deuxième passage qu’il put y parvenir. A cette époque ne voulant pas de problème avec l’URSS, Charles de Gaulle le pria de trouver une autre terre d’asile et c’est ainsi qu’il ira au Danemark où il va rencontrer Eric Bruhn avec qui il entretiendra une relation jusqu’à la mort de ce dernier en 1986, mais il acquerra cependant la nationalité autrichienne. Noureev va ainsi se produire essentiellement en Angleterre à Londres et aux Etats-Unis à New-York où il possédera un appartement comme voisin de Jackie Onassis, avant de revenir en France en 1983 comme directeur de danse à l’opéra de Paris où il va résider dans un appartement de 300m², quai Voltaire décoré de tapis et de tableaux de corps masculins. Rudolf Noureev était très imprégné d’art Tatar car sa mère était originaire d’Oufa qui est la plus grande ville de la République de Bachkirie ou l’influence du Tatarstan voisin est très forte.

Composition florale de Nicole Tauziède au premier plan avec la plasticienne et les tableaux d’Una St tropez en fond
photo Bordeaux Gazette - Mireille Rajoely

C’est ainsi que lors de ses voyages il ramené force tapis et qu’un jour il a demandé à Charles Jude qui était avec lui lors de ce déplacement de se déclarer comme l’heureux propriétaire des tapis pour le passage en douane. Charles Jude a même précisé qu’il y avait tellement de tapis dans l’appartement du quai Voltaire qu’il y en avait de roulés sous les canapés. Il a aussi rapporté qu’un jour Noureev lui avait confié son idée de se faire enterrer à l’ombre d’un arbre dans sa propriété de La Turbie. Revenu sur cette idée il repose aujourd’hui au cimetière russe de Sainte Geneviève des Bois. Noureev vouait une admiration sans bornes aux chorégraphes, car il disait que sans les chorégraphes la danse n’existerait pas. C’est pour cette raison qu’il a repris et remonté un certain nombre de ballets comme le Lac des signes de Marius Petipa. Du reste Nicole Tauziède plasticienne en art floral avait réalisé pour la soirée une partition florale sur le thème du Lac des Cygnes pour décorer la table ou était servi l’excellent nectar de la maison qu’il soit blanc ou rouge. On a pu aussi apercevoir le travail de Stéphanie qui a reproduit en dessin le château Kirwan. Ainsi après Monaco et pour ceux qui ne les ont pas vues à Bordeaux, on peut découvrir ces 17 toiles au château Kirwan à Cantenac jusqu’au 27 mai. Incontournable !

Dialogue avec Nureyev
27 avril> 27 mai
Château Kirwan
Cantenac
du lundi au vendredi
9h30 - 12h30 et 13h30 - 17h30
Entrée Gratuite

D’autres photos de la soirée

Ecrit par Bernard Lamarque


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