
Pour une première fois, la cour d’appel d’Amiens a relaxé Gaspard Fontaine, le jeune militant poursuivi pour décrochage du portrait d’Emmanuel Macron en mairie d’Amiens. Il s’agit de la première relaxe en appel dans un procès des décrocheurs et décrocheuses. Cette décision prise au nom de la liberté d’expression confirme une nouvelle fois la légitimité des critiques sur le bilan climatique et social du quinquennat du président Macron faites par les activistes non-violents d’ANV-COP21. Le décrochage du portrait présidentiel à la mairie d’Amiens le 6 mars 2020 s’inscrivait dans une série de plus de 150 actions pour alerter sur le décalage entre le discours faussement écologique du président Macron et ses actes effectifs. Pour Marion Leroy de la Brière, décrocheuse et militante auprès d’Action non-violente COP21 : « Les faits nous ont donné raison depuis que nous avons commencé ces actions en février 2019. Chaque publication du Haut Conseil pour le climat a confirmé le retard inquiétant de la France par rapport à ses objectifs climatiques. La justice a condamné l’État dans l’Affaire du siècle ainsi que dans le recours de la mairie de Grande-Synthe. Enfin, la loi Climat a été sabotée par le gouvernement, qui a piétiné le travail de la Convention citoyenne pour le climat. »
Il s’agit de la septième relaxe sur le fond pour des décrocheurs et décrocheuses de portrait, la toute première en appel. Elle fait suite à la décision de la Cour de cassation de casser une condamnation des activistes de Bordeaux pour les mêmes faits.
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