Bordeaux

Une nouvelle page écrite dans l’histoire du Salon du Livre Ancien et Moderne à Bordeaux.

C’est à la salle capitulaire de la cour Mably que se tenait ce week- end la 13eme édition du Salon du Livre Ancien et Moderne. Dans un cadre architectural unique, 28 libraires et bouquinistes attendaient quelque 2 500 visiteurs pour cet événement instauré traditionnellement le troisième week-end de janvier.

Créée par des professionnels passionnés il y a 20 ans pour un premier Salon, l’association ALAM (les amis du Livre Ancien et Moderne) coordonne également celui de la Halle des Chartrons aux côtés de nombreux partenaires, la ville de Bordeaux en tête. Et même s’il pleuvait sur la ville, il ne pleuvait pas dans le cœur des chineurs, collectionneurs, amateurs et curieux venus déambuler dans les allées intérieures comme extérieures de cet ancien couvent Dominicain. « L’objectif, c’est de présenter un salon généraliste avec des libraires parfois spécialisés mais dans le but de satisfaire tous types de bibliophiles. On se laisse donc porter par son goût et ses intérêts » intime Jean-Michel Andrault, coordinateur des Salons. Grand spécialiste de Jules Verne, édition rare de Montaigne, œnologie, voyages, jeunesse...

Des exposants venus des quatre coins de l’hexagone proposaient papiers anciens, livres à reliures, photos, gravures, formats de poche, cartes et autres imprimés en tout genre pour une large fourchette de prix : de quelques euros à des sommes bien plus conséquentes suivant la rareté, l’état et l’ancienneté de l’ouvrage. Pascal lui, à choisi de faire du « tout venant » et couvre cette année sa 5ème édition : « les sources sont variées (successions, particuliers...) mais je marche surtout aux coups de cœur. La clientèle l’est également : les collectionneurs côtoient les étudiants etc ; tout ce qui nous réunit c’est l’amour du livre ». Source constante de découvertes, le monde bibliophile se met à l’ère du numérique grâce à une offre de sites de vente en ligne de plus en plus conséquente. La visibilité y est élargie, les échanges se font dorénavant dans le monde entier. Mais la quête s’apprécie surtout sur le terrain et c’est avec bonheur que l’on débusque au détour d’une allée, le Graal de papier.

Ecrit par Sabine Taverdet