Bordeaux

"Une fille d’Alger" de Jean-Michel Devésa présenté chez Mollat

La librairie Mollat présentait, ce mardi 13 mars, le deuxième roman de Jean-Michel Devesa, « Une Fille d’Alger » devant une salle de la Station Ausone pleine et à l’écoute. Le roman, au travers d’un moment de vie d’Hélène Samia Lapérade situé entre 1960 et 1962, relate un pan de l’histoire douloureux, celui de la guerre d’Algérie.

La librairie Mollat présentait, ce mardi 13 mars, le deuxième roman de Jean-Michel Devesa, « Une Fille d’Alger » devant une salle de la Station Ausone pleine et à l’écoute. Le roman, au travers d’un moment de vie d’Hélène Samia Lapérade situé entre 1960 et 1962, relate un pan de l’histoire douloureux, celui de la guerre d’Algérie. L’auteur, Jean-Michel Devesa interviewé par Philippe Coutelle, lors de cette soirée explique « ce deuxième roman entrecroise une histoire personnelle, celle d’Hèlène Samia, et l’Histoire ». Il a souhaité que son roman « soit écrit et non pas raconté », un véritable travail d’écrivain. Bien sûr, le texte fait référence à son vécu. En effet, Jean-Michel Devesa est né en Algérie. Il l’a quitté à l’âge de 4 ans pour y revenir par le plus grand des hasards que réserve la vie, dans les années 1980. Jean- Michel Devesa, professeur en français de littérature de l’extrême contemporain, a enseigné, de 1980 à 1983, à Biskra commune algérienne située à environ 400 km au sud-est d’Alger.

Philippe Coutelle et Jean-Michel Devésa

A partir d’une anecdote familiale, celle d’un grand oncle vivant, en Algérie, des charmes des femmes et de son amour d’une très jolie femme disparue, l’auteur tisse le fil conducteur de son roman. Hélène Semia Lapérade, amoureuse de Raymond Rossi, un juge de paix du milieu quitte l’Algérie pour rejoindre Marseille sur le bateau Ville de Bordeaux. L’intrigue du roman, nous fait vivre des moments douloureux, amoureux entre les personnages et les deux pays que sont la France et l’Algérie. Hélène Semia, nous dit l’auteur, est une allégorie qui lui permet d’examiner la relation à la fois très passionnelle et très colonialiste qu’a entretenu la France avec l’Algérie et les algériens. Jean- Michel raconte au cours de la soirée « avoir eu mal avec Hélène Samia. J’ai voulu l’incarner en me mettant à sa place, c’est mon côté féminin que j’ai exprimé et développé avec elle ». Ce double prénom est l’expression de la bivalence et de la difficulté identitaire, notamment, des français vivant dans les années 60 en Algérie qui ont pu, pour certains, aimer ce pays et y mener des actions tout à fait regrettables. Depuis ce temps-là, nous dit l’écrivain « la France a mal de l’Algérie et c’est de son rapport à l’Algérie qu’elle a mal du monde arabe. »

Chez Mollat

Une fille d’Alger, un roman passionnant écrit avec un style brillant et sensuel, nous dévoile sous un angle tout à fait différent une vision de cette époque où la France entretenait des liens très étroits et aussi conflictuels avec ses colonies.
Une fille d’Alger
Jean-Michel Devésa

Editeur Mollat
Date de parution : 01/03/2018
Dimensions : 21.50x13.50x1.50
Poids (gr) : 210
Nombre de pages : 142 pages
EAN commerce : 9782358770217
ISBN : 978-2-35877-021-7


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