Silence

Les médias* officiels s’évertuent à ne pas mettre l’accent sur le score réel d’Emmanuel Macron à la présidentielle qui n’est que de quarante trois pour cent des suffrages exprimés au second tour, ce qui est le seul chiffre a vraiment prendre en compte pour les législatives. Il ne faut pas oublier que c’est le schéma du premier tour qui va présider à la répartition des voix au premier tour des législatives avec le pourcentage couperet de douze virgule cinq pour cent des inscrits à franchir pour pouvoir figurer au second tour. Avec une France coupée en quatre voire en quatre et demi comme l’a montré le premier tour de la présidentielle, seuls ceux qui auront l’électorat le moins volatil, pourront figurer aux second tour et rien ne prouve à l’aune des chiffres qu’Emmanuel Macron puisse s’assurer d’une majorité absolue à l’Assemblée Nationale. Les candidat(e)s appelé(e)s à constituer cette nouvelle majorité, le plus souvent vont être d’illustres inconnu(e)s sans réseau, sans support logistique et est-ce que le label "REM" va être un viatique suffisant pour s’attaquer à cette barre des 12,5 % des inscrits qui pourrait signer une hécatombe de postulants d’autant qu’ils ne vont avoir que peu de temps pour se faire connaitre. Autre inconnue, ils (elles) vont avoir souvent en face des candidat(e)s localement bien implanté (e)s avec ceux et celles qui veulent se représenter , des candidats de "la France insoumise" et des candidats du FN tous souvent rompus à un militantisme musclé. Il y aura aussi forcément des candidat(e)s issus des partis traditionnels et attention "chassez le naturel, il revient au galop" ce qu’a bien compris autant les Républicains que le PS en vérouillant l’appartenance. Autre donnée majeure à prendre en compte c’est que le score relatif de la victoire d’Emmanuel Macron est construit sur un vote de rejet pour la présidentielle alors que pour la législative il va falloir décrocher un vote d’adhésion et cela ne sera pas forcément aisé. Le pari est osé et il va être difficile à tenir car déjà il semble que l’on retombe dans les choix tactiques en protégeant certains élus de droite comme de gauche et des tambouilles d’appareils ou l’on pourrait retrouvez le vieux dialogue : "Qui t’as fait prince ? ; qui t’as fait roi ?"
*mot francisé avec un accent, media sans accent étant le pluriel de medium mot latin ne prenant pas de s au pluriel

Ecrit par Bernard Lamarque


Recherche

Nous suivre

Vous pouvez nous suivre sur les différents réseaux sociaux ci-dessous!


Newsletter!

Recevez directement le nouvelles actualités de Bordeaux Gazette.